Le ministre de l'Education Xavier Darcos, le 24 janvier 2008 © TF1/LCIXavier Darcos a assuré dimanche qu'il ne jouait "aucun pourrissement" dans le bras de fer engagé par les lycéens contre les suppressions de postes dans l'Education nationale à la rentrée prochaine. Interrogé sur BFM, le ministre de l'Education a réaffirmé que le gouvernement ne reculerait pas : "notre cause est juste". Il a toutefois expliqué que des "ajustements" étaient possibles, notamment dans les académies de Créteil et Versailles, où les élèves sont particulièrement mobilisés depuis trois semaines. "Il faut que nous soyons un petit peu attentifs lorsque les ajustements vont se faire au mois de juin, il y a toujours des ajustements possibles (...) Nous faisons une première répartition et après on voit où les tensions se font", a-t-il expliqué.
Pour la sixième fois en trois semaines, les organisations de lycéens appellent à manifester contre les suppressions de poste mardi. De nombreux enseignants et parents d'élèves se joignent désormais régulièrement aux cortèges. "Je ne joue rien du tout, je ne joue aucun pourrissement", a déclaré le ministre de l'Education en réponse à une question sur l'approche des vacances de printemps pendant lesquelles le mouvement lycéen pourrait s'essouffler. "On ne sait jamais comment ces choses évoluent", a fait valoir Xavier Darcos.
3500 non-renouvellements
"Il s'agit de ne pas renouveler 11.200 emplois dans la fonction publique de l'Education nationale qui en compte plus d'un million : 8500 concernent les enseignants, 5000 seront remplacés par des heures supplémentaires donc cela ne représente que 3500" non-renouvellements, a précisé le ministre. Il a également ajouté que 18.000 enseignants nouveaux allaient être recrutés pour la rentrée et que la moyenne d'élèves par classe sera la même à la rentrée 2008 qu'à celle de 2007, soit 28 par classe en lycée général et 19 en lycée professionnel.
Un peu plus tôt dimanche sur Canal +, l'ancien ministre de l'Education nationale, Jack Lang, avait demandé au gouvernement de revenir sur les suppressions de postes. "C'est l'avenir du pays qui est en cause, c'est l'avenir des jeunes qui est en cause", avait-il déclaré, estimant que les "ministères de l'avenir", à savoir l'Education nationale, la culture et la recherche, devaient échapper aux coupes budgétaires.
(D'après agence)
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