Manifestations des lycéens à Paris le 10 avril 2008 © TF1/LCI![]() |
| Fidl: "il faut que le ministre nous écoute" |
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| Darcos: "il faut parler du fond" |
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos a enchaîné, vendredi, les rendez-vous avec les deux principaux syndicats lycéens. Il ne les a cependant pas convaincu du bien-fondé des 11 200 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2008. L'Union nationale lycéenne (UNL) et la Fédération indépendante et démocratique des lycéens appellent d'ores et déjà à une nouvelle journée de manifestation mardi prochain.
A l'issue de sa rencontre avec le ministre de l'Education, vendredi après-midi, Florian Lecoultre, le président de l'UNL, a pointé du doigt "un gros point de désaccord" avec Xavier Darcos. S'exprimant devant la presse à la sortie du ministère, il a fait valoir qu'il n'avait "pas été entendu sur la revendication principale" des lycéens.
Ce vendredi matin, la présidente de la Fidl, Alix Nicolet avait, de son côté, regretté le manque de "réponses concrètes" sur les suppressions de postes et la réforme du bac professionnel. Elle a néanmoins annoncé que la Fidl, reçue vendredi pendant près de deux heures par Xavier Darcos, le serait à nouveau mercredi "pour reparler de tout cela". Une intersyndicale du second degré et un syndicat du premier degré (le SNUipp) appellent également à une nouvelle journée de mobilisation mardi.
Le mouvement prend de l'ampleur, mais Xavier Darcos ne désarme pas. Vendredi matin sur Canal+, il a appelé les syndicats à "arrêter de pousser les lycéens devant eux" et à "prendre leurs responsabilités". "Nous allons parler avec les lycéens, mais j'aimerais aussi que l'on parle des syndicats, où sont-ils passés ceux-là, pourquoi est-ce que je me retrouve aujourd'hui confronté directement à un dialogue avec les jeunes?", s'est-il interrogé.
Interpellations de lycéens vendredi encore
Razzy Hammadi, secrétaire national du PS, a accusé le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos de "jouer le pourrissement" dans le conflit en cours dans les lycées. Plus tôt dans la journée, le Le Snes-FSU a également dénoncé les "provocations" du ministre à l'égard des enseignants.
Au lendemain de la manifestation qui avait rassemblé près de 80 000 personnes à Paris, certains lycéens n'ont pas attendu les appels des syndicats pour poursuivre le mouvement. Des incidents sporadiques ont à nouveau éclaté en marge de certaines manifestations.
A Versailles, quinze lycéens ont été interpellés, vendredi, pour dégradations et tentative de vol à l'étalage en marge d'une manifestation où trois cents lycéens, selon la police, ont protesté contre la réduction des postes à la rentrée 2008. Des pierres ont été jetées contre les policiers, sans toutefois faire de blessés. Dix lycéens ont été arrêtés alors qu'ils tentaient de dérober un manteau au Monoprix situé dans le centre de la ville.Cinq autres pour des dégradations de mobilier urbain. Ils ont été placés en garde à vue au commissariat de Versailles.
A Paris, huit établissements étaient bloqués vendredi, et trois avaient fait l'objet d'une tentative de barrage, selon le rectorat. Au collège Charles Péguy, par exemple, dans le 19ème arrondissement de Paris, une dizaine de parents d'élèves ont utilisé la manière forte, pour bloquer l'entrée du lycée. Tandis que les neuf jeunes, âgés de 15 à 17 ans, placés en garde à vue jeudi à Paris à la suite des incidents lors de la manifestation ont été remis en liberté, a indiqué vendredi une source judiciaire, trois jeunes, soupçonnés d'avoir enfoncé la grille du lycée Blaise-Pascal de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) jeudi matin à l'aide d'une voiture, ont été placés en garde-à-vue vendredi.
A La Roche-sur-Yon, en Vendée, environ 700 lycéens, selon la police, ont également manifesté dans la journée de vendredi.
(D'après agences)
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