Des manifestant pro-Tibet quai Branly à Paris lors du passage de la flamme olympique © Flamme olympique Quai Branly Manifestants"Libérez le Tibet, libérez le Tibet...", "Chine, assassins"... Il est midi et demi sur le quai Branly au pied de la Tour Eiffel. Alors que le cortège de la flamme olympique vient de s'élancer, plusieurs dizaines de manifestants pro-Tibet et des défenseurs des Droits de l'homme tentent de forcer le barrage des forces de l'ordre pour perturber la cérémonie. Certains agitent des drapeaux noir de Reporters sans frontières (RSF) représentant les anneaux olympiques en forme de menottes, d'autres le drapeau coloré du Tibet.
De part et d'autre du quai, les manifestants se répondent. "Tibet libre", "Boycott"... Le ton monte d'un cran. Les manifestants poussent, hurlent "Tibet, Tibet, Tibet". Certains parviennent à s'extraire de la foule mais ils sont rapidement maîtrisés par la police. C'est le cas de Top Gyal, un Tibétain de 31 ans, qui se lance au milieu des forces de police pour exhiber son tee-shirt "free-Tibet, libérez les prisonniers". Encore sous le choc, il explique à LCI.fr les raisons de sa présence, pour son pays, sa "terre", comme il dit (voir la vidéo ci-dessous).
Dans la panique général les badauds sont eux aussi repoussés le plus loin possible du quai. Tout le monde crie. Des manifestants se jettent à terre. Le cortège olympique, lui, tente en vain sa progression mais on aperçoit les athlètes remonter à bord du bus officiel. On apprendra plus tard que la flamme a été mise en sécurité et momentanément éteinte. Très attentifs à ce qui se passe, des étudiants chinois à Paris expliquent pourquoi, eux, soutiennent férocement les Jeux de Pékin. Frank Zhang, étudiant à Paris 8, explique que les JO vont "promouvoir le progrès de la démocratie en Chine".
Ensuite, tout va très vite quai Branly. "Elle est passée ou pas ? Je n'ai rien vu", s'interroge une mère de famille. Le bus officiel passe, suivi par un flot de manifestants furieux. Les badauds, incrédule, réalisent peu à peu qu'ils ne verront pas la flamme olympique. Déception générale. La foule se disperse. "C'est nul", dit en pleurant un petit garçon. "La fête est gâchée", déplore un père de famille.
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