Manifestations des lycéens à Paris le 10 avril 2008 © TF1/LCICe mardi marque une nouvelle journée de mobilisation contre "les suppressions massives de postes" pour la rentrée 2008. Avec un appel à la grève des enseignants en Ile-de-France (à la mi-journée, le ministère comptabilisait 19% de grévistes chez les enseignants, et 16,17%au total en incluant les autres personnels) et une manifestation à Paris à laquelle participeront également des lycéens.
Pour la première fois, plusieurs syndicats d'enseignants du primaire ont décidé de se joindre au mouvement. Les huit sections départementales du SNUIPP-FSU d'Ile-de-France demandent en effet "la création des postes nécessaires aux besoins du service public et des élèves dans l'école du 21ème siècle" et se prononcent notamment contre "les stages de remise à niveau pendant les vacances" en faveur des élèves en difficulté. Elles protestent également contre "le bricolage transformant les heures du samedi matin en heures supplémentaires obligatoires" pour ces élèves, indique un communiqué.
Concernant les lycées, il s'agit de la sixième journée de mobilisation en trois semaines. En cause ? Les 8830 suppressions de postes prévues dans les collèges et lycées publics ainsi que la réforme du bac professionnel. Lundi, sur Europe 1, le ministre de l'Education Xavier Darcos a déclaré qu'il ne voulait "plus parler de ces questions de postes parce qu'il me semble que tout le monde est d'accord sur le fait que ce n'est pas là que ça se joue". Dimanche soir, sur BFM, il avait déjà tenté de s'expliquer sur ces suppressions de postes. "Il faut être un peu raisonnable", avait dit le ministre expliquant que sur les 11.200 postes de l'Education nationale qui ne seront pas renouvelés, soit un départ en retraite sur deux, "8500 sont des postes d'enseignants, 5000 postes sont compensés par des heures supplémentaires, si bien que le non renouvellement concerne en réalité 3500 postes".
Deux journées d'action en mai
Mais pour les syndicats, cela ne suffit pas. Malgré ces explications, dix-huit organisations de lycéens (UNL et Fidl en tête), d'enseignants et de parents d'élèves ont appelé lundi à deux journées d'actions unitaires, sans mot d'ordre de grève, les 15 et 24 mai. Pour elles, les suppressions de postes vont entraîner des "classes surchargées", "des disparitions de formations et d'options", "la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants", mais aussi "une aggravation des conditions de travail".
Ces organisations ont donc appelé à "poursuivre et amplifier les mobilisations en cours", en "organisant localement dès la rentrée des vacances de printemps", soit à partir du lundi 21 avril pour la zone B, "des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l'Education, et responsables des associations éducatives complémentaires de l'enseignement public pour les informer". Depuis le début du mouvement, les manifestations n'ont en tout cas pas cessé de grossir. Mardi, tous, syndicats et gouvernement, s'attendent à une mobilisation plus forte encore, alors qu'entre 19.000 et 35.000 personnes ont manifesté jeudi dernier.
(D'après agence)
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