MAM envisage la dissolution des groupes de supporteurs

Par K.P. (avec agence), le 01 avril 2008 à 11h54 , mis à jour le 01 avril 2008 à 15h39

La ministre de l'Intérieur a réagi mardi à l'incident de la banderole injurieuse déployée samedi au Stade de France lors du match PSG/Lens. Michèle Alliot-Marie a indiqué sur LCI qu'elle prévoit d'allonger les interdictions administratives de stade.

Michèle Alliot-MarieMichèle Alliot-Marie © TF1-LCI

Michèle Alliot-Marie a décidé de ne pas laisser l'affaire de la banderole injurieuse au terrain sportif. "J'ai mis en route les éléments de procédure qui pourraient conduire à une interdiction de ces groupes de supporteurs concernés par les événements et la banderole après avis de la Commission nationale de prévention des violences", a déclaré la ministre. "L'enquête (sur la banderole) avance", a-t-elle affirmé. Parlant d'une "question de jours", Michèle Alliot-Marie a souligné : "Nous avons mis tous les moyens nécessaires". "Nous utilisons la vidéo protection qui va nous permettre de déterminer avec précision" les auteurs présumés ayant déployé la banderole, a précisé la ministre, évoquant en outre les "empreintes génétiques" relevées sur la banderole que "nous sommes en train d'analyser".

Michèle Alliot-Marie a indiqué d'autre part qu'ont été "mis en œuvre tous les  éléments pour que puissent être prises les interdictions administratives de stade" dès que les auteurs seront connus. Le préfet de police de Paris a de son côté décidé mardi de recourir à la "procédure d'urgence" (qui exonère de procédure contradictoire) en matière d'interdictions administratives de stade. Il y aura au total 92 interdictions pour le match contre Strasbourg, ce mercredi, dont 56 mesures d'interdictions administratives.

Il y a deux types d'interdiction de stade, a rappelé Michèle Alliot-Marie : judiciaire et administrative, cette dernière allant de trois à six mois selon les cas de violences ou d'incidents. Michèle Alliot-Marie a prévu, dans la deuxième Loi d'orientation et de programmation de Sécurité intérieure (Lospi II), qui doit être présentée au Conseil des ministres prochainement, "que l'on puisse allonger ces interdictions administratives" et "aller jusqu'à six mois automatiquement" voire "jusqu'à un an en cas de réitération" de ces incidents. D'après les informations de LCI, ce seraient les Boulogne Boys sui seraient visés.

Réunion à l'Elysée

Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la Solidarité et élue du Nord, a, quant à elle, souhaité lundi que des "sanctions sévères et exemplaires" soient prises à l'encontre des supporteurs ayant déployé la banderole injurieuse samedi soir au Stade de France. La première adjointe au maire de Valenciennes et conseillère régionale du  Nord-Pas-de-Calais, qui a exprimé sa "profonde indignation", a indiqué qu'elle apportait "son entier soutien" au député-maire de Lens et aux dirigeants du RC Lens dans leur dépôt de plainte. "Les habitants du Nord-Pas-de-Calais ont été blessés par les expressions utilisées qui traduisent tout à la fois le manque de respect et la bêtise humaine", a-t-elle poursuivi.
 
Mardi à la mi journée, le chef de l'Etat a fait "le point sur la situation" en recevant les dirigeants du RC Lens et l'élu socialiste de Lens Guy Delcourt, qui a annoncé dès dimanche qu'il portait plainte "contre X au Tribunal de grande instance de Béthune comme maire de Lens et au Tribunal de grande instance de Paris comme député". Gervais Martel, le président du RC Lens, a déclaré au sortir de son entrevue avec Nicolas Sarkozy attendre des autorités "une action forte" envers "ce genre de débordements" et "que la loi soit changée par rapport aux fauteurs de troubles" (voir la vidéo). "Lors de la rencontre entre le président de la République et le président de Lens, Gervais Martel, l'entraîneur, Jean-Pierre Papin et le maire, M. Delcourt, on est tombés d'accord pour dire qu'il fallait éradiquer ces gens-là des stades. Et pour cela, il faut les punir pénalement et financièrement", a pour sa part déclaré le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte.

La LFP et la FFF ont de leur côté déposé une plainte auprès du procureur de la République de Bobigny "pour incitation à la haine et à la violence". Les deux clubs finalistes se sont "associés" à la plainte de la LFP, selon Frédéric Thiriez. La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a annoncé son intention de se constituer partie civile. Les faits incriminés sont punissables "d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende". Samedi, lors de la finale de la Coupe de la Ligue, des supporters du Paris-Saint-Germain avaient déployé au Stade de France une banderole insultante pour les gens du Nord.

Par K.P. (avec agence) le 01 avril 2008 à 11:54
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2 Commentaires

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  • Alain, le 01/04/2008 à 12h28

    Dans tout les clubs de france il y a des banderoles injurieuses et a lens aussi.alors punnissait tout le monde

  • Jean Bonnot, le 01/04/2008 à 12h21

    Bla-bla habituel ! On va continuer comme avant. L'indignation profondre d'une palanquée de ministres n'a jamais résolu les problèmes.

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