"La mobilisation des lycéens continue"

le 16 avril 2008 à 12h06 , mis à jour le 16 avril 2008 à 14h13

La présidente de la Fidl a déploré mercredi, à l'issue d'une rencontre avec Xavier Darcos, "un vrai blocage" sur les suppressions de postes d'enseignants.

manifestation lycéensLes lycéens manifestant le 15 avril 2008 à Paris contre la suppression de postes dans les collèges et les lycées © TF1/LCI

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Les photos des manifestations lycéennes
 

Au lendemain de la nouvelle manifestation des lycéens, Xavier Darcos recevait ce mercredi les organisations à l'origine du mouvement. Mais s'il a mis de l'eau dans son vin sur certains sujets, le compte n'y est pas, selon la présidente de la Fidl, Alix Nicolet. Reçue une heure et demie par le ministre de l'Education nationale, la responsable lycéenne a expliqué à sa sortie, que la discussion avait "porté sur des points qui vont évoluer dans les prochains jours". Mais, a-t-elle ajouté, "il y a toujours un vrai blocage sur les suppressions de postes".

Même réaction du côté de l'UNL, également reçu par le ministre de l'Education nationale. Son président Florian Lecoultre a en effet déclaré en sortant du ministère avoir "trouvé quelques pistes" de dialogue avec Xavier Darcos, mais il a regretté que, sur la question des suppressions de postes, "on n'avance toujours pas". Conséquence, le président de l'UNL a appelé à "intensifier le mouvement" et a promis d'"aller en parler plus haut", c'est-à-dire "au Premier ministre". "On continue la mobilisation (jeudi), pour maintenir la pression sur les suppressions", a également affirmé Alix Nicolet, qui a estimé qu'avec "le mouvement qui s'amplifie, ça va avoir un impact". Interrogée sur la viabilité d'un mouvement essentiellement ancré en région parisienne, où les lycéens sont en vacances à la fin de cette semaine, Alix Nicolet a assuré que "la province a eu le temps de préparer de belles manifestations pour la rentrée pendant qu'elle était en vacances".

La Fidl et l'UNL veulent jouer l'union

Concernant la généralisation du bac professionnel en 3 ans (contre 4 aujourd'hui), annoncée à l'automne et contestée depuis quatre semaines dans les manifestations lycéennes, la présidente de la Fidl a confié : "on a obtenu un assouplissement" car "ils ne sont plus dans une logique de bac pro en 3 ans généralisé dans toutes les filières", soit une possibilité que le cursus en trois ans ne soit adopté qu'au cas pas cas. "Le ministre s'est déclaré favorable à prendre l'engagement auprès des lycéens, la garantie écrite, que le BEP ne sera pas supprimé", a annoncé de son côté Florian Lecoultre.

Quant aux relations entre la Fidl et l'UNL,  Alix Nicolet a assuré que, si son syndicat est "majoritaire dans le mouvement", les deux organisations n'avaient "pas d'intérêt à être divisées".

D'après agence

le 16 avril 2008 à 12:06
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