© TF1/LCILa province a mobilisé mardi des lycéens et enseignants par milliers contre les suppressions de postes prévues dans les collèges et lycées à la rentrée, une première pour une mobilisation qui n'avait jusqu'ici décollé qu'en région parisienne. Avec entre 20.000 et 50.000 manifestants, ce sont plus d'une trentaine de villes des zones A et B qui se sont mobilisées. Jusqu'à 4000 personnes selon les organisateurs ont défilé à Toulon et Nice, entre 1600 et 3000 à Tours, 1500 et 3000 à Rouen ou encore entre 1500 et 2000 à Marseille, 700 et 1500 à Orléans, entre 800 et 1500 à Strasbourg, entre 700 et 1000 à Toulouse. Quelques centaines de lycéens ont également défilé à Lille, Besançon, Lyon et Saint-Maximin.
"On ne peut bâtir une école qui vise à la réussite de tous en étant guidé par des logiques uniquement comptables et budgétaires, la réforme du lycée doit se faire dans l'intérêt des lycéens et non pas contre eux", a prévenu l'UNL dans un communiqué. "La mobilisation d'aujourd'hui a montré que les lycéens sont de plus en plus nombreux dans les rues à refuser la logique budgétaire du gouvernement", a renchéri la Fidl dans un communiqué séparé. Dans la matinée, le ministre de l'Education avait promis qu'il ne serait "pas le ministre qui cède, une fois de plus". "Je serai le ministre qui ira jusqu'au bout des réformes", avait-il assuré lors d'une conférence de presse. Celle-ci, pourtant consacrée aux nouveaux programmes de l'école primaire, a été pour lui l'occasion d'opposer le "parti du statu quo", qui "réclame toujours plus de postes", et sa volonté de "réformer de bonne foi" contre "ceux qui veulent que nous restions sur le toboggan qui nous fait descendre dans les classements internationaux".
Grande mobilisation en vue le 15 mai
Concrètement, 11.200 équivalents temps plein sont supprimés à la rentrée dans les collèges et lycées, qui perdent parallèlement 40.000 élèves. En tout, les collèges et lycées publics devront se passer de 8.830 postes dont 3.500 compensés par des heures supplémentaires.
Les deux syndicats lycéens, la Fidl et l'UNL ont également appelé les lycéens à se joindre aux cortèges du 1e mai pour maintenir le rapport de force avec le gouvernement tant que la zone C n'est pas rentrée de vacances. A son retour et une fois passés les ponts du mois de mai, une journée de mobilisation fonction publique, éducation, lycéens est prévue le jeudi 15 mai, puis une manifestation nationale le dimanche 18 mai à l'appel de la FSU et enfin une nouvelle journée d'action le samedi 24 mai.
(D'après agence)
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