Les lycéens manifestant le 15 avril 2008 à Paris contre la suppression de postes dans les collèges et les lycées © TF1/LCI![]() |
Plusieurs milliers de lycéens, enseignants, parents d'élèves ont défilé mardi à Paris pour protester contre les suppressions de postes prévues pour la rentrée dans l'Education et "contre la politique éducative" du ministre. Le cortège a rassemblé de 40.000 à 50.000 personnes, selon les syndicats de lycéens, 20.000 selon la police. Jeudi dernier, entre 19.000 à 35.000 personnes avaient défilé. En tête de cortège, une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Suppressions de postes, les lycéens mobilisés. Ecoles, collèges, lycées, lycées professionnels, pour l'avenir de nos métiers, pour l'avenir de tous les jeunes, le ministre doit répondre, il faut un collectif budgétaire".
Dans le cortège, encadré par un imposant service d'ordre en tête, on pouvait voir les ballons de l'UNL et de la Fidl, les deux syndicats lycéens, du Snes-FSU et SNUipp-FSU, de l'Unef (étudiants) ainsi que des drapeaux de FO, CGT, Sud, Sgen-CFDT, et de la FCPE (parents d'élèves). "Nous sommes plus nombreux que jeudi dernier", s'est félicité, en tête de cortège, le président de l'UNL Florian Lecoultre, qui a appelé à une nouvelle journée "jeudi prochain". "La revendication centrale reste les moyens, Xavier Darcos ne peut pas nier que c'est central pour une éducation de qualité", a-t-il déclaré à la presse.
Quelques incidents
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a lui rappelé qu'il y avait "un programme large" de manifestations et d'actions, les 15, 18 et 24 mai "tant qu'il n'y aura pas de réponse de la part du gouvernement". Le secrétaire général du SNUipp-FSU (majoritaire dans les écoles) a averti : "quand un professeur des écoles est en grève pour des questions éducatives, c'est un signe. Le ministre devrait prendre la mesure de ce mécontentement".
Pour cette sixième journée, la mobilisation s'est concentrée sur la capitale en raison des vacances de printemps dans plus des deux tiers des académies. En Ile-de-France, 19% des enseignants étaient en grève, selon le ministère de l'Education. Dans la manifestation, quelques incidents à l'avant du cortège ont opposé des jeunes aux forces de l'ordre. Plusieurs centaines de jeunes ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre qui répliquaient à coup de gaz lacrymogène, provoquant des mouvements de foule par intermittences. Vingt-quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont douze pour port d'arme prohibé. Par ailleurs, trois policiers ont été légèrement blessés. Un manifestant victime d'une agression violente et souffrant d'un traumatisme crânien a également dû être conduit à l'hôpital.
(D'après agence)
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