Manifestants pour le Tibet réunis au Trocadéro avant le départ du parcours de la flamme olympique à Paris (7 avril 2008) © TF1/LCI
> le parcours de la flamme en 3D
> Douillet présente le badge que porteront les relayeurs
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Le parcours officiel de la flamme olympique à travers la capitale débute ce lundi à 12h35 au premier étage de la Tour Eiffel. C'est l'ancien champion du monde du 400 m Stéphane Diagana qui sera le premier à tenir le flambeau. 80 sportifs, actifs ou retraités, se relaieront ensuite sur 28 km d'un parcours qui verra la torche traverser les lieux les plus symboliques de Paris : du Trocadéro à la place de l'Etoile, des Champs-Elysées à la Concorde, de l'Hôtel de ville à l'Assemblée Nationale, avant de rejoindre le siège du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et le Stade Charléty, aux alentours de 17h.
Parmi les porteurs de la flamme, sont notamment attendus David Douillet, Mary Pierce, Fabrice Santoro, Christophe Dominici ou Christine Caron. Et parmi les militants des Droits de l'homme, bien décidés à donner de la voix, sont attendues diverses associations, notamment Reporters Sans Frontière. Ils ont promis des actions "symboliques, spectaculaires" pour le passage de la flamme à Paris. Pour l'heure, le parcours de la torche olympique à travers les divers pays jusqu'en France n'a été émaillé que de quelques incidents. Il est vrai que les mesures de sécurité étaient bien propres à dissuader les militants pro-Tibet, qui dénoncent toujours la répression chinoise à Lhassa, tout comme les militants des Droits de l'homme, persuadés que l'attribution des JO à la Chine n'a fait qu'aggraver la situation des opposants chinois, comme tend à la démontrer un récent rapport d'Amnesty International. Pour limiter les risques d'incidents, la Russie avait même gardé le parcours secret jusqu'au dernier moment.
RSF n'a pas renoncé à manifester
Si, à Paris, le parcours de la flamme a été précisément annoncé, les mesures de sécurité seront impressionnantes. Près de 3000 policiers et gendarmes seront mobilisés. Quant à la torche olympique elle-même, elle bénéficiera d'une sécurité rapprochée particulièrement conséquente : une "bulle" d'environ 200 mètres sera constituée autour des porteurs de la flamme. Son périmètre sera sécurisé par un cordon de motards (65), un cordon de pompiers joggeurs (100), un cordon de policiers à rollers (100), des véhicules de CRS (32 pour 160 hommes) et de compagnies de sécurisation (16 véhicules). Plusieurs centaines de policiers seront par ailleurs répartis tout le long du trajet.
Reporters Sans Frontière a dû prendre acte de cette mobilisation et réduire l'ampleur de ses manifestations prévues ce lundi. "Nous avions imaginé beaucoup de scénarios mais pas celui-là", a reconnu samedi Robert Ménard, président de RSF. "On va faire deux choses. Un, demander aux Parisiens de venir massivement autour de la Tour Eiffel pour dire que certes, il y a la flamme olympique mais aussi la situation en Chine. Deux, nous ferons une ou plusieurs actions symboliques, respectueuses de l'Olympisme et des porteurs".
Regardant, pour sa part, déjà au-delà du passage de la flamme à Paris, Daniel Cohn-Bendit rêve que tous les athlètes aux Jeux portent des T-shirts avec des photos de dissidents et se dit certain qu'il y aura à Pékin "l'équivalent" des poings levés par les athlètes noirs américains dans le ciel de Mexico en 1968. Et au maire de Paris Bertrand Delanoë qui a décidé de déployer une banderole "Paris pour les droits de l'homme partout dans le monde" sur la façade de l'Hôtel de Ville, le député européen Vert déclare qu'il aurait préféré comme message : "Paris demande les Droits de l'Homme à Pékin".
D'après agence
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