Image d'archives © France 3Le PSG "demandera lundi à être reçu par le Procureur de Bobigny afin de connaître la véracité des diverses informations" publiées jusqu'alors dans la presse "concernant l'enquête" dans l'affaire de la banderole anti-Ch'tis, a indiqué samedi le club parisien dans un communiqué. Le PSG, qui se dit "principale victime de ces agissements", rappelle avoir "déposé plainte dans cette affaire" et regrette de ne pas avoir "été destinataire d'aucune information concernant le déroulement des investigations et les découvertes qui ont pu être faites, notamment sur les auteurs présumés de cette banderole".
Trois supporteurs du Paris SG ont été mis en examen vendredi pour "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive" et leur implication dans l'affaire de la banderole insultant les gens du Nord en finale de la Coupe de la Ligue Lens-PSG samedi dernier. Ces trois supporteurs, qui ont reconnu leur implication à des degrés divers, ont écopé d'une "interdiction de fréquenter les stades" durant leur contrôle judiciaire et de rencontrer les autres supporteurs, comme l'avait requis le parquet de Bobigny.
Les risques de sanctions pour le PSG
Le plus âgé, 28 ans, a affirmé être "membre du bureau des Boulogne Boys", la plus grosse association de supporteurs du PSG, où il serait entré en 1999, selon ses déclarations rapportées par le procureur. Les deux plus jeunes, âgés de 20 ans, ont assuré être des Indépendants, ces supporteurs non-encartés considérés comme les plus incontrôlables, évoquant aussi des liens avec un autre groupe baptisé Milice Paris.
Des responsables du Paris SG ont été convoqués jeudi prochain pour s'exprimer devant la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) sur l'affaire de cette banderole. Le club parisien pourrait être considéré comme responsable de ses supporteurs dans cette affaire et écoper d'une sanction sportive. L'enquête a connu un tournant dès jeudi soir avec une perquisition "aux abords" des locaux des Boulogne Boys, au Parc des Princes, où des traces de peinture noire ont été trouvées, ainsi que les contours d'un pochoir avec la mention "Ch'tis" sur le sol, a affirmé le procureur. "Si sanction il y a, cela peut être un retrait de point(s), un match avec sursis à huis clos, un match ferme, il peut y avoir tout un éventail de sanctions", avait déclaré jeudi dernier Pierre Attali, vice-président de la commission de discipline de la LFP. "Il peut aussi n'y avoir aucune sanction de notre part".
D'après agence
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