Hommage à Aimé Césaire, au passage de son cercueil à Fort-de-France (avril 2008) © TF1-LCISouvent venus en famille, ils ont tous attendus près de deux heures pour pouvoir s'arrêter quelques secondes devant le crecueil. Une foule ininterrompue venue de toute la Martinique défilait depuis samedi matin pour se recueillir devant la dépouille mortelle de leur "papa" exposée au stade de Dillon à Fort-de-France. Stade où doivent se dérouler dimanche les obsèques nationales du poète, en présence du chef de l'Etat et de nombreuses personnalités (à suivre en direct sur LCI.fr à partir de 20h30).
Le cercueil d'Aimé Césaire, décédé jeudi à l'âge de 94 ans, a été acheminé vendredi à travers la ville, sous les applaudissements de dizaines de milliers de personnes venues dire adieu au père de la négritude, principal responsable politique de l'île pendant plus de 50 ans. Samedi a été décrété journée de deuil et d'hommage en Martinique.
Ministres, élus, artistes et anonymes à la Sorbonne
En métropole, plusieurs manifestations étaient également organisées, notamment place de la Sorbonne. Non loin du lycée Louis Le Grand où Aimé Césaire avait fait ses études et initié, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor le concept de négritude. Une tente avait été dressée sur la place, avec une photo d'Aimé Césaire souriant, pour une veillée, à laquelle participaient des ministres (dont Valérie Pécresse et Christine Albanel), ainsi que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, de nombreux artistes, et plusieurs centaines d'anonymes.
La cérémonie a commencé par une minute de silence. Un hommage voulu dans le style antillais. Des acteurs, la plupart d'origine antillaise, avaient choisi des textes du poète qu'ils ont lu tout au long de cette veillée rythmé de musique. "Aux Antilles, la mort n'est pas un moment de pleurs mais un moment de joie", a d'ailleurs expliqué Patrick Karam, délégué interministériel pour l'Egalité des chances des Français d'outre-mer en liminaire. La ministre de la Culture a pour sa part salué "la langue extrêmement belle" employée par le poète et homme politique martiniquais. "Aimé Césaire, c'est une générosité, c'est une flamboyance, c'est de l'oxygène." Quant à Bertrand Delanoë, il a annoncé que serait créée en 2009 dans la capitale une fête de la langue française, dont la première édition sera "dédiée à l'oeuvre et à la personnalité d'Aimé Césaire". La veillée devait prendre fin par la lecture d'un texte du président de la République.
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