L'esclavage au programme du primaire

le 10 mai 2008 à 12h00 , mis à jour le 11 mai 2008 à 12h09

Nicolas Sarkozy a annoncé samedi que l'histoire de la traite des noirs et de l'esclavage seraient enseignées dans le cadre des nouveaux programmes.

Nicolas Sarkozy, le 10 mai 2008Nicolas Sarkozy, le 10 mai 2008 © LCI

A l'occasion de la journée commémorative de l'abolition de l'esclavage, Nicolas Sarkozy a annoncé samedi que cette histoire serait enseignée à partir de la rentrée prochaine dans le primaire, dans le cadre des nouveaux programmes. "Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage, qu'ils puissent mesurer les souffrances engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique", a déclaré le président, lors de son discours dans les jardins du Luxembourg. Il a également demandé l'inscription dans les nouveaux programmes des collèges et des lycées de l'oeuvre d'Aimé Césaire, poète et député martiniquais décédé le mois dernier à l'âge de 94 ans.

Nicolas Sarkozy a ensuite annoncé que le 23 mai deviendrait "une journée commémorative" de l'abolition de l'esclavage  "pour les associations qui regroupent les Français d'Outre-mer de l'hexagone et  qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux". Le choix du 10 mai par Jacques Chirac avait été contesté par les principales associations de Français  originaires d'outre-mer. Des associations et des partis, comme le PS, militaient pour le 23 mai, date d'une marche qui avait réuni en 1998 à Paris 40.000 Français originaires des  Antilles, de Guyane et de La Réunion. Bon nombre d'associations ultra-marines ont continuer à boycotter la date du 10 mai.

A l'occasion de cette journée, près d'un millier de personnes participaient par ailleurs dans les rues de Paris à la "marche des libertés", organisée par le  Conseil représentatif des associations noires (Cran). Le cortège a quitté vers 15 heures la Place de la République pour rejoindre  celle de la Bastille aux cris de "A bas les préjugés". "Nous sommes ici pour commémorer l'abolition de l'esclavage mais aussi pour  dénoncer ce qui se passe aujourd'hui", a déclaré le président du Cran, pour qui "il ne faut pas attendre 160 ans pour s'occuper des gens qui souffrent aujourd'hui. On attend que les autorités prennent en compte les discriminations en matière de logement, d'emploi et de loisirs".

D'après agence 

"L'esclavage, une abomination au coeur de l'histoire"

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade a participé samedi à une cérémonie de commémoration "des mémoires de  la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions", au Château de Joux à  La Cluse-et-Mijoux (Doubs). "Il n'y a pas de leçon de l'histoire sans pédagogie de la mémoire" a-t-elle  déclaré devant le buste de Toussaint Louverture qui s'est battu pour la  libération des esclaves haïtiens avant d'être enfermée en août 1802 au Château  de Joux où il mourut en avril 1803. "L'esclavage fut une abomination une meurtrissure au coeur de l'histoire des  hommes" a ajouté la secrétaire d'Etat.


D'après agence
le 10 mai 2008 à 12:00
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4 Commentaires

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  • Xx, le 10/05/2008 à 16h27

    Ca commence à etre lassant de voir changer les choses uniquement pour avoir un effet de mode et non sur le fond. C'est aux historient et aux Enseignant de decider cela, pas aux politiques, pas à des associations.

  • Az, le 10/05/2008 à 15h34

    Que les grandes familles qui se sont enrichi avec l'esclavage fassent leur mea culpa et nous lachent les basquettes. Je n'ai pas attendu qu'elles forcent mes enfants à apprendre ça à l'école pour l'évoquer cette infamie.

  • Sophie, le 10/05/2008 à 14h33

    Il est fort ce president : il rallonge les programmes scolaires mais ecourte les heures de classe. Formidable!

  • ERIC, le 10/05/2008 à 14h16

    Enfin une action et une décision utile de notre Président. Je ne soutien aucunement sa politique, mais je le félicite de son courage d'assumer enfin les tragédies qui ont été commise par les occidentaux à l'époque de l'esclavage. Cela fait parti de notre histoire.

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