L'hostilité au travail, une réalité pour un salarié sur six

le 24 mai 2008 à 10h05 , mis à jour le 24 mai 2008 à 11h28

17% des salariés dénoncent notamment les "critiques injustes" de leur travail et les "propos désobligeants" que l'on tient sur eux.

travail réunion flou emploi © DR

Le ministère du Travail et de l'Emploi a publié cette semaine une étude révélant qu'un salarié sur six, soit 17%, estime subir un  comportement hostile de la part d'une ou plusieurs personnes sur son lieu de  travail. Parmi ces comportements, les salariés dénoncent plus particulièrement les  "critiques injustes" de leur travail (8%), et les "propos désobligeants" que l'on tient sur eux (6%).
 
L'étude se base sur l'analyse des résultats d'un questionnaire sur "les situations difficiles au travail", rempli par 25.000 salariés dans le cadre de  l'enquête Sumer (Surveillance médicale des risques) 2003, lancée par la  Direction générale du travail et la Dares. Elle distingue trois catégories de comportements : le comportement méprisant  tout d'abord, lorsque quelqu'un les ignore  volontairement, les empêche de s'exprimer, les ridiculise en public, ou leur  tient des propos désobligeants. Ce sont en majorité les femmes qui se disent  victimes de ce genre de comportement.

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L'étude identifie ensuite le "déni de reconnaissance du travail", qui concerne les critiques injustes du travail, "la charge de tâches  inutiles ou dégradantes" ou "le travail saboté". Les hommes sont plus nombreux à  s'en plaindre. Enfin, le troisième comportement évoque "des atteintes à caractères  particulièrement dégradant", comme des critiques sur l'état mental du salarié,  des propos obscènes ou des propositions à caractère sexuel.

Les salariés peu qualifiés, -employés administratifs, ouvriers non  qualifiés, employés de service-, déclarent plus souvent souffrir de ces  comportements hostiles, notamment des atteintes dégradantes. Les agents de sécurité sont les plus touchés, en raison de leurs fonctions  qui impliquent parfois des rapports tendus avec certains publics, juge l'étude. Les salariés du nettoyage ou gardiennage sont ceux qui évoquent le plus  souvent un "déni de reconnaissance". Les comportements hostiles au travail sont moins fréquents envers les  personnes de 30 à 50 ans, et sont également plus rares dans les petites  entreprises, précise l'étude. Mais ils sont plus fréquents quand l'organisation du travail est tendue, les  contraintes hiérarchiques fortes et les rythmes de travail intenses, ajoute la  Dares.

D'après agence

le 24 mai 2008 à 10:05
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9 Commentaires

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  • Michael, le 24/05/2008 à 14h12

    J'ai connu çà , lorsque je bossais en intérim , deux autres intérimaires me salopaient mon travail pendant les pauses et mon chef me prenait pour un mythomane à cause de çà.

  • Rm, le 24/05/2008 à 13h17

    Il serait peu etre temps que l on se penche sur ce probleme bcp d employeurs traitent leur personnel comme des moins que rien j en sais quelque chose

  • André, le 24/05/2008 à 12h38

    J'ai 65 ans, je suis à la retraite depuis un an, et durant toute ma carrière professionelle, il ne m'est jamais arrivé une seule fois de me lever le matin en me disant :M.... il faut que j'aille travailler ! Je n'étais qu'un simple commercial, mais tout ce que j'ai fait, je l'ai fait avec un grand plaisr.

  • Michel, le 24/05/2008 à 12h05

    Cà s'appelle une avancée négative par certains responsables.

  • Bernard, le 24/05/2008 à 11h55

    Les longues années de chômage très élévé qu'a connu la france sont responsables de ce phénomène. La direction et les ressources humaines n'ont aucune attention pour les salariés et les laissent se débrouiller entre eux en cas de contencieux. Et si on a la malheur de protester, on nous répond cette phrase "si vous n'êtes pas content, il y en a des centaines qui attendent pour travailler". Sans parler de certaines directions qui jettent de l'huile sur le feu selon la stratégie "diviser pour mieux régner". La solidarité dans les entreprises est en lambeau, l'omerta la norme.

  • Aigle, le 24/05/2008 à 11h51

    La France, c'est vraiment le coeur des pleureuses.

  • Pére, le 24/05/2008 à 11h13

    Tous en longues maladie et salaire intégral.

  • Bruyat, le 24/05/2008 à 11h11

    ça m'est arrivée à 55 ans avec licenciement au bout, mon affaire est actuellement au prudhomme

  • Alex, le 24/05/2008 à 10h48

    Donc : - 92% reçoivent des critiques justes ou pas de critique - 94% n'entendent pas de propos désobligeants. Autrement dit, pour la très grande majorité des salariés, ça se passe plutôt bien. C'est sympa aussi de regarder le verre à moitié plein.......... Bon WE à vous.

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