Xavier Darcos © LCI![]() |
| La réponse de Gérard Aschieri |
Petit signe d'ouverture de la part de Xavier Darcos. Le ministre de l'Education nationale a proposé aux syndicats enseignants de débattre d'"améliorations concrètes en terme de carrière et de pouvoir d'achat". Ce alors même que la contestation contre les suppressions de postes au sein de l'Education bat son plein. L'envoi de cette lettre aux responsables syndicaux, dont le contenu varie légèrement selon les syndicats, fait en effet suite à la manifestation ayant réuni dimanche entre 20.000 et 45.000 personnes à Paris et intervient quatre jours après la journée de grève et de manifestations bien suivie dans l'Education contre les suppressions de postes.
Dans ce courrier, Xavier Darcos souhaite que soit "ouvert rapidement" le dossier de la revalorisation de la condition enseignante, qui figurait au programme présidentiel de Nicolas Sarkozy mais qui a été jusqu'ici limité à la remise au ministre, en février, d'un rapport (dit "Pochard") proposant plusieurs scénarios. Aucune discussion n'a suivi, selon les syndicats. Xavier Darcos précise que cette revalorisation portera d'abord sur "l'entrée dans le métier", qui doit être "repensée et améliorée". Doit aussi être examiné "le déroulement de carrière afin d'améliorer le pouvoir d'achat", selon le ministre, qui, sur ces deux points, va proposer un "document de méthode" permettant "de définir les thèmes et les principes généraux de la discussion qui se poursuivra dans les prochains mois." Il suggère aussi d'"accompagner l'évolution des conditions d'exercice du métier", en rétribuant mieux l'"investissement" des professeurs. Le courrier évoque enfin l'envoi prochain d'une "feuille de route" sur la réforme du lycée.
Prochain rendez-vous dans la rue le 24 mai
Mais de manière générale, la missive n'aborde pas les trois sujets principaux de mécontentement des syndicats (les suppressions de postes à la rentrée, le service minimum dans les écoles et les nouveaux programmes du primaire). Entre autres réactions, la Sgen-CFDT a affirmé : "s'il souhaite qu'on en oublie la question des postes, le ministre se trompe. Les collègues sont sensibles à ce qu'on ouvre la question du métier mais les mobilisations sont dirigées par de vraies inquiétudes sur la manière dont va se passer la rentrée". "C'est une lettre que le ministre a écrite sous pression, une déclaration d'intention qui répond à côté des revendications portées par les profs le 15 mai", pour l'Unsa Education. "La condition enseignante n'est qu'un élément de l'amélioration de l'Ecole et ne répond pas à la question d'améliorer la réussite scolaire à la rentrée", a renchéri le SNUipp-FSU, majoritaire au primaire.
Lundi après-midi, une interfédérale de l'Education a réitéré son appel à faire du samedi 24 mai "une grande journée de manifestations" en France, promettant une nouvelle rencontre sur la suite du mouvement. Un peu plus tôt, une intersyndicale du primaire (SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT) s'était mise d'accord sur le principe d'une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy et d'une pétition protestant contre son projet de droit d'accueil en primaire. Les lycéens de la Fild, pour leur part, ont décidé d'arrêter leur mouvement, proximité du Bac oblige.
D'après agence
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