Enseignants, lycéens et parents d'élèves ont manifesté le 24 mai à Paris contre les suppressions de postes dans l'Education nationale © TF1/LCIHuit syndicats, dont la FSU, l'Unsa-Education, le Sgen-CFDT, ainsi qu'une fédération de parents d'élèves et l'Union nationale lycéenne, réunis mardi à Montreuil, près de Paris, ont décidé de suspendre le mouvement contre les suppressions de postes "pour la période des examens". "Le mouvement se poursuit sur le plan local contre les suppressions de postes mais il n'y aura pas de nouvelle grève d'ici la rentrée, notamment en raison de la période des examens", a déclaré Frédérique Rollet, du Syndicat national des enseignements de second degré (Snes).
Mais tout n'est pas fini. Les syndicats, qui préciseront leur position mercredi dans un texte commun, ont décidé de se revoir les jours précédant la rentrée de septembre pour examiner la question d'une éventuelle poursuite du mouvement. Car "il faut que le gouvernement entende que la colère et l'exaspération de la communauté éducative sont toujours là", a expliqué Dominique Thoby, secrétaire nationale du SE-Unsa. "Nous nous reverrons en août une fois les lettres-plafond (qui détermineront les grandes tendances du budget 2009 par ministère, ndlr) connues", a confirmé Frédéric Rollet.
Ces organisations étaient à l'origine de la journée de manifestations samedi dans toute la France qui a réuni entre 18.400 et 40.000 personnes.
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