En mai 2008, des sans-papiers avaient également occupé des locaux de la CGT à Paris. © TF1-LCIL'occupation pourrait durer tout le week-end. Quelque 200 à 300 travailleurs sans-papiers occupent depuis vendredi après-midi le siège de l'Union départementale CGT Paris, dans le 3e arrondissement. Selon le syndicat, ils occupent les lieux, sis dans une annexe de la Bourse du Travail, rue Charlot, près de la place de la République, afin d'obtenir que le syndicat les aide dans leur demande de régularisation. Les quatre collectifs parisiens de sans-papiers à l'initiative de cette occupation parlent, eux, de "prise en otage" du mouvement des sans-papiers par la CGT.
Ils expliquent que l'occupation du local de la CGT "a pour but de dénoncer les négociations faites en catimini" entre la CGT et Droits Devant ! avec le gouvernement "sur le dos des sans-papiers grévistes travailleurs". La CGT avait lancé le 15 avril, avec l'association Droits Devant, une grève concertée et fortement médiatisée d'environ 800 salariés en situation irrégulière dans une vingtaine d'entreprises franciliennes. Depuis, sur les quelque 900 dossiers déposés avec le concours du syndicat et de l'association auprès de cinq préfectures d'Ile-de-France, seuls trois ont obtenu un récépissé leur permettant l'obtention d'un titre de séjour.
Mercredi, la "coordination 75" de sans-papiers a à son tour tenté de déposer environ 1.000 demandes de régularisation de sa propre initiative. "Cela nous a été refusé par la préfecture de Paris, c'est pourquoi nous demandons que la CGT élargisse sa propre liste. Nous aussi, nous avons nos travailleurs sans-papiers qui méritent d'être régularisés au même titre que les grévistes de la CGT", a expliqué le porte-parole de la coordination des collectifs parisiens 75. La CGT de son côté "n'est pas d'accord avec cette occupation, car ce n'est pas en obérant les capacités du syndicat qu'on va faire avancer la situation".
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