Des milliers d'enseignants manifestent le 18 mai 2008 à Paris contre les suppressions de postes dans l'éducation © TF1/LCISur la lancée de la mobilisation jeudi des enseignants autour de la suppression annoncée de 11.200 postes à la rentrée, la FSU, principal syndicat du primaire et du secondaire, avait invité ses troupes à une manifestation nationale dimanche après-midi à Paris. Entre 20.000 et 45.000 personnes ont répondu présent. En tête du cortège, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, s'est félicité d'une "mobilisation forte", qui "montre une combativité réelle". "La manière dont le président [Nicolas Sarkozy] a pris les choses a exacerbé la mobilisation", a-t-il ajouté, en référence à l'annonce jeudi par le chef de l'Etat d'un "projet de loi" avant l'été instaurant un "droit à l'accueil des enfants" dans les écoles primaires les jours de grève, au soir d'une forte mobilisation du secteur éducatif.
"On est dans un conflit où on n'a pas de réponse, il faut que le gouvernement fasse un geste pour renouer le dialogue", a poursuivi Gérard Aschieri. A ses côtés défilaient Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUI-pp, principal syndicat d'enseignants du primaire, et Frédérique Rolet, porte-parole du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. Les manifestants étaient partis de la place de l'Opéra en début d'après-midi, derrière une banderole portant les mots "Notre choix à nous, c'est la réussite pour tous". Au cortège, réunissant les personnels, enseignants et administratifs de la maternelle à l'université, s'étaient joints de nombreux parents d'élèves de la FCPE, dont son nouveau président, Jean-Jacques Hazan, ainsi que des lycéens, dont Florian Lecoultre, président de l'Union nationale lycéenne, premier syndicat lycéen.
Prochain rendez-vous dans la rue le 24 mai
Le mouvement va se poursuivre la semaine prochaine : lundi, deux intersyndicales se tiendront pour décider des suites de la mobilisation. Une autre journée d'action est également prévue le 24 mai, à l'appel cette fois de 19 organisations dont la FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, les parents d'élèves de la FCPE, l'UNL, l'Unef. Entre temps, certains appellent aussi à participer à la journée pour les retraites solidaires le 22 mai. Le Sgen-CFDT a déposé des préavis de grève pour ces deux journées. Les lycéens de la Fild, pour leur part, ont décidé d'arrêter leur mouvement, proximité du Bac oblige.
Pour autant, le ministre de l'Education Xavier Darcos ne faiblit pas. Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/TV5/Le Parisien dimanche soir, il a exclu tout retrait des projets de réforme du gouvernement "quelle que soit la dimension des manifestations". "Les réformes que nous avons engagées nous les avons engagées (...) parce que nous les croyons nécessaires au bien des jeunes de France", a-t-il expliqué. "Je suis au gouvernement pour accomplir ce que nous avons promis que nous ferions (...) et quelle que soit la dimension des manifestations et leur aspect rituel d'ailleurs, quelle que soit leur importance même, jamais elles ne l'emporteront", a-t-il conclut.
D'après agence
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