Enseignants, lycéens et parents d'élèves ont manifesté le 24 mai à Paris contre les suppressions de postes dans l'Education nationale © TF1/LCIPlusieurs milliers d'enseignants, lycéens et parents d'élèves - 4000 selon la police, 7000 selon les organisateurs - ont manifesté samedi à Paris contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de postes prévues à la rentrée 2008. En tête du cortège, des manifestants tenant une banderole portant l'inscription : "Face aux attaques contre le service public d'éducation, pour l'école, les jeunes, les personnels, une politique éducative ambitieuse, des emplois publics et des budgets à la hauteur". Etaient notamment présents le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, celui d'UNSA-Education, Patrick Gonthier, et le président du syndicat lycéen UNL Florian Lecoultre. L'ancien ministre socialiste de l'Education Jack Lang est également venu soutenir le début de la manifestation partie sous la pluie dans une ambiance bon enfant.
"Non, non, non, aux suppressions, oui, oui, oui, à plus d'éducation", scandaient certains manifestants, tandis que d'autres lançaient : "Elèves, parents, profs, même combat" ou encore "Darcos ne nous entend pas : résistance !". Dans le cortège, qui comprenait de nombreux parents et enfants scolarisés en primaire ou au collège, certains enfants brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire : "Darcos t'es un os pour nos gosses", "DarkCraignos" ou encore "Darcos, craignos pour nos minos".
"Accentuer la pression"
En province, plusieurs rassemblements ont notamment eu lieu samedi à Nantes et à Toulouse. Tous protestent depuis plusieurs semaines contre les 11.200 suppressions de postes prévues cette année et sur lesquelles le ministre de l'Education nationale reste inflexible. A cette question s'est greffée l'annonce d'une possible généralisation d'un service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève, perçue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève. "Il faut accentuer la pression", a déclaré le secrétaire général de l'Unsa-Education, Patrick Gonthier, dans une lettre aux adhérents du syndicat.
Mais la mobilisation faiblit. Si entre 4000 et 7000 personnes ont manifesté samedi à Paris, ils étaient entre 20.000 et 45.000 dimanche dernier. "La mobilisation est effectivement plus faible, c'est indéniable, mais elle s'explique par le fait qu'il s'agit de la quatrième journée d'action en 10 jours. Ce samedi marque plutôt un maintien du mouvement", a déclaré Gérard Aschieri, à l'issue de la manifestation parisienne. Interrogées sur la suite de la mobilisation, la FSU et l'Unsa-Education ont affirmé que les fédérations de l'Education devraient "vraisemblablement se retrouver mardi soir pour décider des suites de la mobilisation". Une intersyndicale Fonction publique, déjà fixée à mardi, doit également décider d'une éventuelle nouvelle journée d'action début juin.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





