Service minimum : pour Sarkozy, "les Français jugeront"

le 16 mai 2008 à 13h07 , mis à jour le 16 mai 2008 à 15h46

Au lendemain de son annonce polémique sur l'accueil obligatoire des enfants à l'école les jours de grève, le chef de l'Etat en appelle au jugement des Français.

nicolas sarkozy elyseeNicolas Sarkozy le 15 mai 2008 © TF1/LCI

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La déclaration de Nicolas Sarkozy
 

Nicolas Sarkozy, accusé de provocation par l'opposition (lire notre article) pour avoir décidé d'imposer un service minimum à l'école, s'en est remis vendredi au jugement des Français. "Parler d'inconstitutionnalité, c'est vraiment une curieuse conception, un, du service public, deux, du droit d'accueil des familles", a déclaré le chef de l'Etat à des journalistes en marge d'un déplacement en Seine-et-Marne sur la politique de l'emploi. "Si les socialistes sont contre, c'est leur droit, je respecte leur opinion, mais les Français jugeront".

A l'origine de la polémique, l'annonce faite la veille par le chef de l'Etat, au soir d'une journée de mobilisation dans la fonction publique particulièrement suivie au sein de l'Education nationale, et marquée par un échec net du service minimum d'accueil à l'école. Nicolas Sarkozy avait promis le dépôt avant l'été d'un projet de loi sur un "droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles" lors des mouvements de grèves et une déclaration préalable des enseignants grévistes. "En cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance", avait-il précisé.  Tout en se défendant par avance des accusations d'atteinte au droit de grève : "Je respecte le droit de grève. C'est une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution. J'ai bien l'intention de la respecter".

"Je respecte les enseignants, mais j'ai des convictions aussi"

Les accusations n'ont pourtant pas tardé de la part de l'opposition comme des syndicats : limitation du droit de grève bien sûr, mais également "provocation", ou encore atteinte au principe, garanti par la Constitution, de libre administration des collectivités locales. A ces accusations, le chef de l'Etat a donc répondu vendredi depuis la Seine-et-Marne : "Si avoir une opinion, une conviction, c'est une provocation, alors mieux vaut arrêter avec la démocratie. Je respecte beaucoup les enseignants", mais "j'ai des convictions aussi". 

"De la même façon que j'avais promis aux Français le service minimum dans les transports, et bien je veux leur garantir le droit d'accueil des enfants dans les écoles les jours de grève", a encore plaidé le chef de l'Etat. "Les Français réfléchiront à tout cela, ils verront à qui il faut donner raison".  Vendredi après-midi, le ministère de l'Education nationale a indiqué que les professeurs qui feront grève sans s'être déclarés grévistes 48 heures à l'avance s'exposeront à "des sanctions disciplinaires".

D'après agence

le 16 mai 2008 à 13:07
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8 Commentaires

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  • Moi, le 16/05/2008 à 17h18

    "Diviser pour mieux règner"!

  • Caroline, le 16/05/2008 à 17h11

    Je suis institutrice et je suis parfaitement d'accord avec l'accueil des enfants à l'école les jours de grève car il se fait déjà depuis des années dans certaines communes dont la mienne qui en appelle ces jours-là au périscolaire. Un peu de respect pour les parents qui travaillent que diable. Nous ne devons pas les prendre en otage.C'est affaiblir la justesse de nos revendications.

  • Henri, le 16/05/2008 à 17h03

    Bravo Mr le Président, belle initiative ! Nous sommes de tout coeur avec vous. Continuez et faites les réformes promises !

  • Antonin, le 16/05/2008 à 16h20

    Un seul mot : BRAVO !

  • Bony, le 16/05/2008 à 16h19

    Dans un article le président aurait dit{les francais jugeront] chiche , qu'il organise un référendum et qu'il fasse comme de gaulle en mettant en jeu sa démission

  • Sophie, le 16/05/2008 à 16h14

    Bravo ... les mères de famille seules et smicardes ne seront plus pris en otages par certains privilégiés... je ne suis pas contre le droit de grève, mais nous en avons un peu assez nous les petits employés, de ces grèves à répétition qui nous empêchent d'aller bosser dans des bonnes conditions.

  • Christian, le 16/05/2008 à 15h50

    Ben ca va être vite vu, devoir prendre congé et perdre un jour de salaire à chaque fois que le profs décident de faire grêve, je vois pas bien qui ça arrange ? En quoi c'est une atteinte au droite de grêve de faire garder les enfants ? On ne les empeche pas d'aller se ballader en ville manger des merguez et faire des beaux callicots quand meme. C ets plustot une atteinte au droit du travail des parents, de qui se moque t'on ?

  • Jeppy, le 16/05/2008 à 15h37

    Sur le principe, tout le monde applaudit bien sûr... Mais juste 2 questions : Qui est responsable en cas d'accident , le maire ? la personne non qualifiée qui aura gardé les enfants ce jour-là ? Par ailleurs, en cas de grève dans la fonction publique, les personnels communaux étant eux-même souvent fonctionnaires, donc en grève aussi, on fait quoi ? COmme souvent, effet d'annonce à chaud pour carresser dans le sens du poil pour s'apercevoir ensuite que ce n'est pas faisable !! (rappelez-vous la mémoire des enfants juifs, notamment....)

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