Le Teknival sur l'ancienne base militaire de Crucey-Villages, le 1er mai 2008 © LCILes organisateurs attendent jusqu'à 50.000 personnes. Entre 20.000 et 30.000 teufeurs, selon les sources, étaient déjà rassemblés samedi après-midi sur le site de l'ancienne base militaire de l'OTAN à Crucey-Villages, en Eure-et-Loir, à l'occasion du Teknival autorisé qui se déroule jusqu'à dimanche. "Nous avons recensé plus de 20.500 personnes à 16 heures et 7.000 véhicules sur le site", selon le poste de commandement avancé de la gendarmerie, situé à quelques centaines de mètres des pistes de d'atterrissage où sont installés les systèmes de sonorisation. Du côté des festivaliers, on a estimé à 30.000 le nombre de personnes sur le site vers midi.
La nuit de vendredi à samedi a été calme au niveau des interventions des secours. "23 personnes ont été prises en charge mais aucune n'a été évacuée du site", a précisé un responsable des secours sur place. Depuis le début du Teknival, 75 personnes ont été prises en charge par les équipes médicales.
"La seule contrepartie, c'est la consommation d'alcool plus importante"
Pour les forces de l'ordre, "l'objectif a été atteint", a affirmé le colonel Alexis Jaraud, commandant du groupement de gendarmerie d'Eure-et-Loir. "Nous avons mis en place une bulle de contrôles préventifs autour de site, afin d'éloigner les vendeurs de stupéfiants. La seule contrepartie, c'est la consommation d'alcool plus importante".
Depuis le début du Teknival, 58 personnes ont été interpellées, 16 ont été placées en garde à vue. Neuf d'entre elles, arrêtées par les gendarmes aux abords du Teknival, ont été placées samedi en détention provisoire à la maison d'arrêt de Chartres, selon les gendarmes. Elles sont soupçonnées de trafic de stupéfiants. Trois d'entre elles doivent être jugées lundi dans le cadre d'une comparution immédiate au tribunal correctionnel de Chartres tandis que les six autres seront présentées mardi à la justice. Quatre autres personnes ont reçu une convocation par officier de police judiciaire pour les mêmes chefs de prévention, précise-t-on de même source. Jeudi, un homme originaire de l'Aisne avait été condamné par le tribunal correctionnel de Chartres à six mois de prison ferme. Les gendarmes ont saisi dans son véhicule 1.000 cachets d'extasie. A l'issue de son procès en comparution immédiate, il a été écroué à la maison d'arrêt de Chartres.
Depuis le début du Teknival, les gendarmes ont aussi saisi 410 grammes d'herbes, 85 grammes de cocaïne et une centaine d'amphétamines. 50.000 euros et deux véhicules ont également été saisis sur des personnes qui quittaient le Teknival. Les médiateurs de ce Teknival ont affirmé samedi après-midi lutter contre la toxicomanie. "Nous ne sommes pas là pour nier que de la drogue circule sur le Teknival. Mais c'est à l'image de la société. Les gens seraient surpris de voir comment se déroulent certaines soirées dans les beaux quartiers de Paris. Nous prenons le problème au sérieux. C'est pour cela que nous travaillons en étroite coopération avec des associations telles que Médecins du monde qui fait un gros travail de prévention sur les stupéfiants et de présence sur site", a indiqué un de ces médiateurs, Benoit Roulleau. La fin du Teknival est prévue dimanche.
| En Ardèche: un teufeur qui a bu de l'ammoniac a été hospitalisé |
Un teufeur de 22 ans participant au Teknival sauvage à Montpezat-sous-Bauzon, en Ardèche, a ingéré de l'ammoniac et a été hospitalisé samedi soir au CHU de Saint-Etienne. "Le jeune homme a malencontreusement avalé de l'ammoniac, qui sert dans ce genre de rassemblement à transformer la cocaïne en ‘freebase' pour la fumer. Il a dû avaler ce produit extrêmement corrosif, qui est transparent, en pensant que c'était de l'eau", a indiqué la responsable de mission de Médecins du Monde présente sur place. Le teufeur était semi-comateux lorsque les secours l'ont pris en charge, selon les gendarmes. Des centaines de teufeurs ont posé leurs tentes depuis jeudi sur le site de Montpezat-sous-Bauzon (après s'être vu refuser d'organiser un teknival sauvage en Auvergne), malgré les barrages de quelque 400 gendarmes alentour qui empêchent voitures et camions d'accéder au site. "Hormis ce cas-là, aucun autre incident conséquent n'est à signaler", a précisé le préfet de l'Ardèche. |
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