CFCM : qui pour remplacer Dalil Boubakeur ?

le 07 juin 2008 à 22h50 , mis à jour le 08 juin 2008 à 23h14

Une page se tourne au Conseil français du culte musulman avec les élections destinées à renouveler les instances de l'organisme mis en place en 2003.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris et président du CFCM/LCIDalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris et président du CFCM © LCI

Une page se tourne ce dimanche au Conseil français du culte musulman avec les élections destinées à renouveler les instances de l'organisme mis en place en 2003 et présidé depuis l'origine par le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur. Dalil Boubakeur ayant retiré sa candidature, le CFCM va donc changer de président et selon le Conseil lui-même, "apparemment la participation est massive selon les premières remontées d'informations".

La Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris, que Dalil Boubakeur préside, a pourtant décidé de boycotter les élections, contestant les règles de désignation du corps électoral. L'UOIF, qui avait laissé planer la menace d'un boycott, a de son côté finalement décidé de participer au scrutin "dans un souci de préserver la pérennité du CFCM", mais sans présenter de candidat à la présidence. Le vice-président de la FNMF, Mohamed Moussaoui, est candidat à la présidence du CFCM, de même que Haydar Demiryurek, président du Comité de coordination des musulmans turcs de France.
 
Quelle répartition ?
 
Le "père" du CFCM, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait beaucoup contribué à l'accession à la présidence de Dalil Boubakeur considéré comme un tenant de l'islam modéré face à l'intégrisme, et comme une figure "historique" de l'islam en France. Depuis sa réélection arrachée de justesse en 2005, sa représentativité a toutefois était de plus en plus contestée, en raison de son action jugée insuffisante et de l'influence croissante des associations marocaines. Ce dimanche, 4.862 délégués de 1.039 mosquées et salles de prière étaient appelés à voter pour désigner les cadres des 25 conseils régionaux du culte musulman qui à leur tour, réunis en assemblée générale, voteront pour le conseil d'administration du CFCM et son bureau exécutif. Le processus s'achèvera le 22 juin avec l'élection du nouveau président. 
 
Actuellement, la France compte environ 5 millions de personnes de culture arabo-musulmane, dont 1,5 millions d'Algériens et 1 million de Marocains. Logiquement c'est donc aux Algériens -la Mosquée de Paris- de chapeauter le CFCM. Mais les Marocains, qui gèrent environ 40% des lieux de culte, affirment compter plus de musulmans pratiquants dans leurs rangs. Ils revendiquent donc la prééminence en réclamant du changement dans le mode de fonctionnement du CFCM. Celui-ci doit notamment s'occuper de la construction des mosquées, des carrés confessionnels dans les cimetières, de l'abattage rituel des moutons pour l'Aïd, de la formation des imams, et aussi du pèlerinage à la Mecque. 

(Agence)

le 07 juin 2008 à 22:50
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2 Commentaires

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  • Nicky, le 08/06/2008 à 13h43

    Il est plus que souhaitable que le nouveau président soit aussi modérateur que monsieur Boubakeur.c'est un poste difficile.la religion musulmane est tres enrichissante,lorsqu'on s'en tient à ce qu'a dit Mahomet!! je ne suis pas musulmane,mais je respecte tous ceux qui ne se déifient pas,et aspirent à un MONDE MEILLEUR.

  • Indigné, le 08/06/2008 à 10h51

    En tant que Francais de confession musulmane, je suis indigné de cette attitude. Ces revendications ( nous les marocains, nous les algériens...) n'int aucun sens. Quand on va dans une mosquée, une église ou une synagogue on ne se met pas de drapeau sur les épaules. Ces batailles de chefs m'indignent. Cette attitude est la même qui est en vigueur dans nos pays d'origine, où chacun se bat pour essayer de prendre le pouvoir.

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