Image d'archives © TF1Le système préconisé par les sénateurs a été désigné par l'acronyme "Sympa". Une manière peut-être de chercher à désamorcer par avance les réactions que la proposition risque de susciter dans le monde universitaire. "Sympa" signifie en fait "système de répartition des moyens à la performance et à l'activité". Décrit dans un rapport du Sénat publié mercredi, il viserait à mettre en place une répartition des moyens budgétaires de l'Etat aux universités s'appuyant "sur des critères de performance".
L'allocation globale dont bénéficient les universités dans le cadre de leur autonomie s'élève aujourd'hui à 8,5 milliards d'euros. Et l'actuel dispositif, dit "système San Rémo", en place depuis 1991-1992, est critiqué par de nombreux acteurs pour son caractère illisible, opaque et complexe.
Réformer un système opaque et complexe
Partant de ce constat, le rapport du Sénat présenté mercredi porte donc sur "la réforme de l'allocation des moyens par l'Etat aux universités", une réforme à laquelle l'Etat réfléchit en parallèle à la mise en oeuvre de la loi sur l'autonomie des universités. Il est issu d'un travail mené par six sénateurs, dont les rapporteurs sont Philippe Adnot (NI, Aube) et Jean-Léonce Dupont (UC-UDF, Calvados).
Le groupe de travail du Sénat assure qu'il "soutient, sur la base des travaux engagés par le ministère (de l'Enseignement supérieur, ndlr) la mise en place d'un système de répartition couvrant les activités de formation et de recherche des établissements d'une part, en s'appuyant sur des critères de performance d'autre part". Parmi ces critères, est évoquée notamment l'insertion professionnelle des étudiants.
D'après agence
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