La Gay Pride de Paris le 28 juin 2008 © LCILa Gay Pride a fait le plein. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont pris part samedi à Paris à ce qu'il convient d'appeler en français "la Marche des fiertés homosexuelles", placée cette année sous le signe d'une école "sans aucune discrimination". Le "carré de tête" a atteint la place de la Bastille vers 17 heures alors que des chars et des milliers de participants attendaient toujours de pouvoir démarrer de la place Denfert-Rochereau. Selon l'Inter-LGBT, l'association organisatrice de la marche, plus de 500.000 personnes y ont participé. La préfecture de police de Paris a fait état de son côté de "250.000 personnes dans le cortège et 250.000 badauds" réunis sur son passage.
Beaucoup de professeurs, d'instituteurs et de syndicalistes enseignants se sont joints au défilé de chars multicolores, décorés de drapeaux arc-en-ciel et de ballons. Pour la première fois, la circulaire de rentrée 2008 du ministère de l'Education nationale, publiée en avril dernier,comprend un point intitulé "Lutter contre toutes les violences et les discriminations notamment l'homophobie". Parmi les personnalités ouvrant la marche, Bertrand Delanoë a expliqué l'importance de protéger les enfants de la "barbarie de la pensée". "La communauté éducative est consciente de cette nécessité que de tous petits puissent se préparer à être libre et épanoui. Quelqu'un qui n'est pas homosexuel et qui combat une identité se fait du mal à lui-même", a ajouté le maire de Paris, l'un des premiers hommes politiques français à avoir révélé son homosexualité.
Les socialistes en nombre
A l'arrivée du cortège, Jean-Luc Romero, conseiller régional (apparenté UMP) d'Ile-de-France, a prôné la vigilance. "Les questions de société sous la droite ne font jamais beaucoup de progrès. Depuis un an, on n'entend pas vraiment les personnes ouvertes de la majorité", a-t-il ajouté à l'heure où s'opposent à nouveau Nadine Morano et Christine Boutin sur les "mères porteuses".
Alors qu'ils avaient brillé par leur absence dans le cortège syndical lors de la mobilisation pour la défense des 35 heures, mi-juin, les dirigeants socialistes étaient en nombre dans les rangs de la "Gay pride" samedi. En tête de défilé, autour des responsables de l'Inter-LGBT, on trouvait la première adjointe du maire de Paris, Anne Hidalgo, le président de la Région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, Adeline Hazan, la nouvelle maire de Reims et l'ancien ministre de la Culture Jack Lang.
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