Fillon et Copé à Meaux © LCILa mise en oeuvre du plan pour les banlieues présenté en février par le président Nicolas Sarkozy a été lancée vendredi lors d'un comité ministériel à Meaux (Seine-et-Marne). Le Premier ministre François Fillon a présidé la réunion, suivie en fin de matinée d'un point de presse de la ministre du Logement, Christine Boutin, et de la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Fadela Amara. Vendredi matin, le Premier ministre a notamment visité des opérations de rénovation urbaine dans la ville dont le maire est Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP. Il a également rencontré des jeunes représentant des associations locales.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a annoncé trois projets spécifiques de transports en Ile-de-France pour désenclaver la banlieue dans le cadre d'un protocole d'accord Etat-région. Le tramway T4 vers Clichy-sous-Bois et Montfermeil (Seine-Saint-Denis), la tangentielle Nord, le tram-train Massy-Evry (Essonne) bénéficieront d'un effort de l'Etat de 220 millions d'euros dans le cadre d'un protocole d'accord entre Etat et région, a annoncé Jean-Louis Borloo . Selon le service de presse du Premier ministre et l'entourage de la secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara, un quatrième projet a également été validé dans cette enveloppe, celui de la liaison RER D/RER B.
Un emploi pour 45 000 jeunes dans les 3 ans
Le plan "Espoir-Banlieues" table aussi sur 45.000 jeunes ayant un emploi dans les 3 ans, avec la signature en juillet des premiers "contrats d'autonomie" entre des jeunes et 35 opérateurs retenus par appel d'offres. En signant, le jeune s'engagera à rechercher effectivement un emploi, à l'assiduité et au respect des clauses du contrat. Le gouvernement met aussi en oeuvre une aide technique et financière qui vise à soutenir 20.000 nouveaux entrepreneurs dans les trois ans.
Nicolas Sarkozy avait affiché le 8 février l'ambition de "réinventer" la politique de la ville. Plutôt que de nouvelles mesures d'urbanisme et d'architecture, il avait insisté sur la nécessité de s'occuper d'abord des habitants. Il avait placé parmi ses priorités pour les banlieues la lutte contre l'insécurité, l'éducation, et un "contrat d'autonomie" devant accompagner vers l'emploi "plus de 100.000 jeunes" en trois ans. Il avait aussi promis de favoriser la création de 20.000 entreprises.
Le Parti socialiste a réagi en affirmant que "la montagne avait accouché d'une souris." "Dans la douleur et la confusion, après de multiples reports, le plan Marshall promis par le candidat Sarkozy a définitivement laissé la place à un ensemble de mesurettes sans vision ni financement", a déclaré Vincent Lena, secrétaire national PS à la solidarité urbaine.
(D'après agence)
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