Des jeunes femmes en Turquie © LCI"Si Mme M. possède une bonne maîtrise la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes", stipule l'arrêt du Conseil d'Etat. La plus haute autorité administrative a confirmé le 27 juin la validité d'un décret refusant à une Marocaine musulmane l'acquisition de la nationalité française au motif qu'elle porte la burqa.
Voile intégral : trois ministres, trois avis
Une loi interdisant le port du voile intégral dans certains lieux : c'est ce que semble privilégier la mission parlementaire qui achèvait mercredi ses auditions. Au gouvernement, ce n'est pas l'unanimité.
Publié le 16/12/2009
"Par conséquent le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l'acquisition par mariage de la nationalité française par Mme M.", poursuit l'arrêt dont Le Monde daté de samedi révèle le contenu. Le FN a réagi et s'est félicité vendredi de la décision du Conseil d'Etat. Samedi, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a également approuvé la décision du Conseil d'Etat, estimant que "le principe de l'égalité des sexes n'est pas négociable".
Le couple admet son appartenance au salafisme
Selon le quotidien, cette Marocaine, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, se serait présentée en burqa - vêtement couvrant le corps entier de la femme et masquant le visage - lors de plusieurs entretiens avec les services sociaux et la police pour sa demande de nationalité. Le couple a admis "spontanément" son appartenance au salafisme, un courant rigoriste de l'Islam fondé sur une interprétation stricte et littérale du Coran, et Mme M., voilée "à la demande de son mari", ne conteste pas cette "soumission", précise le quotidien.
Un décret du 16 mai 2005 avait refusé l'acquisition de la nationalité à cette habitante des Yvelines "pour défaut d'assimilation", ce que l'intéressée avait décidé de contester devant la plus haute juridiction administrative. Le Conseil d'Etat a estimé qu'elle n'était pas fondée à demander son annulation, précisant notamment que le décret "ne méconnai(ssai)t pas le principe constitutionnel de la liberté d'expression religieuse".
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