Trente-quatre facs "hors-la-loi" selon l'Unef

le 23 juillet 2008 à 08h35 , mis à jour le 23 juillet 2008 à 10h32

Le syndicat étudiant a dévoilé son quatrième "palmarès des universités hors-la-loi", dont les frais d'inscriptions dépassent ceux fixés nationalement.

étudiants amphi examen partiel fac université étudierImage d'archives © Sxc Kalilo

L'Unef a rendu public son classement 2008 des universités "hors-la-loi" : Frais d'inscription illégaux : 34 universités font de la résitance. Selon ce document, 34 facs (près de 40% du total) se retrouvent "cette année encore hors la loi en imposant aux étudiants le paiement de frais supplémentaires à ceux fixés nationalement". Par conséquent, ces universités "s'exposent à des recours contentieux devant les tribunaux administratifs."

Si l'Unef note que la proportion d'établissements dans l'illégalité est passée de 60% l'an passé à 40% cette année, elle juge "inacceptable que de nombreuses universités persistent à réclamer des frais d'inscription illégaux en profitant de la méconnaissance des étudiants et de leur famille."
 
Le syndicat étudiant évoque certaines méthodes d'universités, où "la transparence n'est plus de mise" et d'établissements qui "ne reculent devant rien pour dissimuler leurs pratiques ou contourner la réglementation". Dans le collimateur de l'Unef, les "frais complémentaires par diplômes" (master et DUT notamment), qui ont remplacé les obscurs "frais de dossiers".

Jusitifcation "folklorique"

Toujours selon l'Unef, six universités se détachent du lot en demandant des droits complémentaires dépassant 1.000 euros : Aix-Marseille-III : 16000 euros (l'université précise ce mercredi que l'information est périmée, même si elle figurait hier encore sur son site Internet) ; Reims : 9600 euros ; Lyon-III : 7500€ ; Amiens : 6021 euros ; Chambéry : 2000 euros ; Grenoble-II : 1750 euros.

Selon le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost, la justification de ces frais par les universités "est parfois très folklorique : payer une cérémonie de remise de diplômes, avoir accès à un fichier d'anciens élèves". Le responsable incite les étudiants à demander le remboursement de ces frais aux présidents des universités et demande au ministère de l'Enseignement supérieur d'agir : "On souhaite qu'il y ait un règlement politique de cette situation, il n'est pas normal que des universités aillent chercher dans la poche des étudiants l'argent que l'Etat leur refuse."

le 23 juillet 2008 à 08:35
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