Hervé Morin © TF1Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a indiqué vendredi sur France Info qu'il n'avait pas connaissance d'une enquête commanditée par l'Elysée pour identifier les membres de Surcouf. Le Nouvel Observateur a évoqué une enquête du contre-espionnage français sur les auteurs anonymes d'un réquisitoire contre le Livre blanc sur la Défense. Le Figaro assure vendredi que la DST "aurait fait mouche et identifié certains des signataires de Surcouf".
"J'ai lu comme vous l'article du Figaro qui indiquerait qu'il y a eu une enquête parallèle" commanditée par l'Elysée, a déclaré Hervé Morin. "Je ne connais pas cette enquête, et s'il y en avait une je connais pas non plus les conclusions", a déclaré le ministre de la Défense. En milieu d'après-midi, la direction générale de la police nationale a envoyé un communiqué à la la presse dans lequel elle "dément que la DST ou, depuis le 1er juillet dernier, la DCRI aient été saisies, en demande de renseignement ou en matière judiciaire, d'une enquête sur le groupe de militaires dénommé SURCOUF". "En l'absence d'une plainte auprès des autorités judiciaires, une telle enquête relève de la compétence exclusive des autorités militaires" précise encore le communiqué.
Du côté de l'armée, une enquête officielle de la Direction de la protection et la sécurité de la défense a été ouverte. Sans succès pour l'instant. Interrogé sur la possibilité de sanctions contre les militaires qui seraient identifiés, Hervé Morin a répondu que la situation devrait s'apprécier au regard de la loi sur le statut militaire. "Depuis la réforme du statut militaire, les militaires ont le droit d'expression", mais "il y a un cadre, et ce cadre c'est l'obligation de loyauté et le devoir de réserve", a-t-il expliqué.
| 14-Juillet, l'armée n'est pas à la fête |
Outre la tribune des membres de Surcouf dénonçant le Livre blanc sur la Défense, le malaise des militaires s'est notamment exprimé à travers la démission du chef de l'armée de terre, le général Bruno Cuche, après l'accident de Carcassonne fin juin. D'autres militaires ont protesté contre la présence sur les Champs-Elysées du président syrien alors que défilera la promotion de Saint-Cyr baptisée Antoine de la Batie, du nom d'un officier tué au Liban en 1983 dans un attentat imputé à la Syrie et qui fit 58 victimes parmi les soldats français. La Fédération nationale des anciens des missions extérieures appelle ses sympathisants à porter un brassard noir le 14 juillet en signe de protestation. |
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