Image d'archives © TF1Les prisons françaises pourraient atteindre au mois de juillet, un nombre de détenu encore jamais égalé su le territoire. Selon une source syndicale pénitentiaire, le nombre des personnes incarcérées dans les prisons hexagonales devrait dépasser les 64.000 au mois de juillet. Ce nouveau record intervient dans un contexte de surpopulation carcérale et à quelques jours de la décision du président de la République, Nicolas Sarkozy, de ne pas accorder de grâce lors du traditionnel 14 juillet.
Le chiffre officiel, habituellement communiqué chaque mois par l'Administration pénitentiaire, n'était pas disponible vendredi matin. Mais toujours selon une source syndicale pénitentiaire, l'Administration pénitentiaire aurait confirmé, vendredi, que "le chiffre des 64.000 était dépassé, ce qui n'est pas étonnant compte tenu de l'évolution récente."
Au 1er juin, les 200 prisons françaises renfermaient 63.838 détenus, établissant un nouveau record au-dessus du pic atteint en juillet 2004 qui faisait état de 63.652 détenus. Le nombre de places disponibles était de 50.807 en juin, ce qui donne un taux de densité carcérale de 126%, largement au-dessus de la moyenne des Etats-membres du Conseil de l'Europe qui s'élève à 102%.
Deux détenus pour une place
Près des deux tiers (63%) des établissements pénitentiaires sont en surpopulation et, parmi ceux-ci, 7% ont une densité de 200% avec en moyenne deux détenus pour une place. Les maisons d'arrêt, où sont enfermés les prévenus en attente de leur jugement ainsi que les condamnés à de courtes peines, sont de loin les plus touchées par le surpeuplement.
Jusqu'à présent, la France profitait de la période estivale, souvent tendue dans les cellules, pour désemplir les prisons au moyen des grâces collectives du 14 juillet. Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy a décidé de ne plus user de ce droit présidentiel, qu'il considère comme "quasi-monarchique." Afin de désengorger les prisons, le futur projet de loi pénitentiaire, actuellement soumis à l'avis du Conseil d'Etat et qui doit être présenté en Conseil des ministres fin juillet, prévoit de développer les assignations à domicile pour les condamnés à de courtes peines (moins de deux ans) ou les personnes en attente de procès.
(D'après agences)
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