Image d'archives © TF1"Un couperet pour de nombreux élèves". Dans son rapport annuel publié mercredi, le Haut Conseil de l'Education (HCE) estime que l'orientation est trop souvent synonyme d'exclusion vers les filières les moins considérées.
Le HCE constate qu'à "l'issue du collège, environ quatre élèves sur dix considère que leur orientation a été plus subie que voulue". L'orientation consiste en effet "à trier les élèves en fonction de leurs seuls résultats scolaires dans les savoirs abstraits" et elle "tend à procéder par exclusions successives vers des voies ou des filières moins considérées", selon le rapport.
"Le sentiment d'injustice"
Le problème est plus vif encore pour les lycées professionnels: l'élève peut y être affecté "dans une spécialité qui ne l'intéresse pas ou qui ne correspond pas à ses aptitudes", ce qui est "une différence importante avec le lycée général et technologique" et peut "renforcer le sentiment d'injustice".
En outre, une mauvaise orientation est "difficile à rattraper", car les passerelles de réorientation manquent. Enfin, l'orientation reste "éloignée des réalités de la vie professionnelle et des besoins économiques de la Nation".
Pour y remédier, le HCE estime que les régions devraient prendre en charge l'accueil et l'information des jeunes qui ont à s'orienter, des missions aujourd'hui dévolues à un trop grand nombre de structures. Les conseillers d'orientation-psychologues actuels seraient maintenus, mais "le recrutement ne serait pas poursuivi", prône aussi le rapport. La fonction d'orientation serait également exercée par des enseignants (à temps partiel) et "des spécialistes déjà reconnus de l'insertion professionnelle, de l'emploi, de la formation continue, ainsi que des représentants des milieux professionnels".
(D'après agence)
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