
"Ce mur est horrible, c'est une honte. Un vieux monsieur m'a dit 'c'est le mur de Berlin'. J'ai croisé des jeunes qui faisaient des rapprochements avec la Palestine. Personne ici ne comprend l'intérêt de ce mur en béton qui doit faire 150 mètres de long et grimper à certains endroits jusqu'à quatre mètres de haut. Pourquoi n'avons-nous pas été consultés", s'indigne Iyad sur LCI.fr. Le mur en question, situé avenue Fouilleuse, à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, fait partie d'un projet de réaménagement urbain du quartier, décidé en 2004, et géré par la ville et le bailleur social, France Habitation. Ce réaménagement comprend l'extension du centre commercial Leclerc adjacent, l'agrandissement de la route, et la réhabilitation de la cité avec la destruction de quatre immeubles. La construction de ce mur, commencée en juin, doit s'achever en septembre. Il devrait ensuite être recouvert de verdure.
Interrogée par l'AFP sur l'inquiétude que suscite ce mur auprès de certains habitants du quartier, Marie-Claude Diratzouyan, directrice de la clientèle chez France Habitation, répond qu'"il s'agit de transformer un grand ensemble en six petites résidences avec un fonctionnement propre. Chacune aura son gardien, ses entrées avec digicode". Selon une porte-parole du maire (UMP) de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier, "il est dommage de réduire la rénovation du quartier à ce mur. Certains créent des problèmes là où il n'y en a pas". "Nous restons prudents, mais ce mur ne semble pas effrayer les habitants", a également affirmé à l'AFP Bertrand Rocheron, opposant PS.
"On nous avait parlé de coulée verte et de pistes cyclables et pour l'instant on voit un mur", regrette Iyad, qui craint que des échauffourées ayant eu lieu il y a quelques mois entre des jeunes de la Cité et des vigiles du centre Leclerc soient à l'origine de ce mur. Pour Mohamed Najib, vice-président de l'Association culturelle des habitants de Rueil (ACHR), "la plupart des adhérents sont plutôt contents, par rapport aux enfants. Notre seul souci est d'embellir le quartier, de le sécuriser". De son côté, le Parti socialiste demande à Patrick Ollier de "renoncer à la construction" de ce mur, qui, selon le PS, organise une "ghettoïsation urbaine insupportable".
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