Suicide de Rémy : ses parents entendus toute la journée

le 15 août 2008 à 19h02 , mis à jour le 15 août 2008 à 19h04

Selon eux, leur fils de 23 ans, atteint depuis l'âge de 6 ans d'une maladie mitochondriale, s'est suicidé dimanche en absorbant une forte dose de médicaments.

[Expiré] [Expiré] Rémy Salvat, jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, s'est suicidé le 10 août 2008, après avoir écrit à Nicolas Sarkozy pour lui demander le droit de mourir © AFP

Les parents de Rémy Salvat, le jeune handicapé qui s'est suicidé dimanche dernier après avoir reçu une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait qu'on lui "permette de mourir", ont été entendus toute la journée de vendredi par les gendarmes, a affirmé leur avocate. Régine et Jean-Pierre Salvat ont été entendus en tant que témoins par les enquêteurs de la brigade de recherche de Cergy (Val-d'Oise), dans le cadre de l'enquête pour recherche des causes de la mort ouverte par le parquet. "Les gendarmes souhaitent entendre la famille, les proches, pour connaître la personnalité, l'histoire de Rémy", a expliqué Me Cathy Richard.
 
Le corps de Rémy, qui a fait l'objet d'une autopsie jeudi, devrait leur être restitué samedi. Ils devraient prochainement faire procéder à son incinération, conformément aux dernières volontés de leur fils. Selon ses parents, Rémy Salvat, 23 ans, atteint depuis l'âge de 6 ans d'une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare), s'est suicidé dimanche en absorbant une forte dose de médicaments.

En mai, il avait écrit au président de la République pour demander "qu'on (lui) permette de mourir pour (se) libérer de (ses) souffrances". Le 6 août, il avait reçu une réponse. "Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu'il ne nous appartient pas, que nous n'avons pas le droit, d'interrompre volontairement la vie", lui écrivait le président. En 1999, Régine Salvat avait tenté de "mettre fin aux souffrances de Rémy". Elle avait échoué et été mise en examen pour tentative de meurtre. Un non-lieu avait été prononcé.

le 15 août 2008 à 19:02
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13 Commentaires

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  • Christian0644, le 15/08/2008 à 21h08

    "Nous n'avons pas le droit d'interrompre la vie", voilà de belles paroles! Mais que fait-on à la guerre devant un ennemi en pleine santé? Oui, mais là il y a une raison. Et quand un être humain est enfermé dans d'atroces souffrances durant des mois ou des années, n'est-ce pas une raison suffisante ?

  • Ixe, le 15/08/2008 à 20h45

    Ceci n'est pas un jugement. Mais il y a des mères qui souffrent de l'état de leur fils qu'elles aiment et qui ne cherchent pas à le tuer pour autant. Par ailleurs, on confond souvent euthanasie passive (=refus d'acharnement) et euthanasie active, donner la mort voontairement. La demande d'aide au suicide c'est encore autre chose.

  • Zahia, le 15/08/2008 à 20h30

    Il faut aimer terriblement son enfant pour arriver à vouloir le libérer de sa maladie, de sa souffrance Il n'ya rien que de pire pour une mère de voir l'enfant qu'on a mis au monde dans la joie, vivre dans la douleur

  • Sassignol georges, le 15/08/2008 à 20h22

    C est plus facile de d emmer... ses parent que de courir apres les delinquants

  • Cyclope, le 15/08/2008 à 20h10

    Eh bien, ou sont-ils, les bien pensants des forums de tf1.fr ? On ne les entend pas beaucoup sur ce dossier, que pensent-ils du fait d'ouvrir le cadavre d'un handicapé en deux avec une scie circulaire, puis d'emmener ses parents dans un commissariat au lendemain de la mort de leur fils, afin de les interroger, et d'éventuellement les mettre en examen ? Bon, ben moi j'ai donné mon avis, en attendant !

  • Mme DEME, le 15/08/2008 à 20h10

    Mettez vous a la place de ce jeune homme de 23 ans malade depuis l'age de 6 ans et se voir diminuer et souffrir de jour en jour , a sa place j'aurai fait la même chose il faudrait que la France face comme la Belgique autorisé l'euthanasie controlé bien sure mais dans un cas comme celui ci il ne faut vraiment pas avoir de coeur pour lasser les gens souffrir

  • Jluc180, le 15/08/2008 à 20h08

    Quand on souffre ... la philosophie n'a pas de place. Quand à l'enquête ... on n'a pas autre chose de plus intéressant à faire faire aux gendarmes. Je les plains.

  • Atlante, le 15/08/2008 à 20h01

    Honte à notre pays qui refuse de voir la réalité en face. honte à ceux qui ont le pouvoir politique, médical, religieux qui veulent imposer leur point de vue et ne respectent pas le libre arbrite de chacun. a quand une vraie loie encadrée comme en Hollande, en Belgique, au Luxembourg, ou une autorisation Suisse. je ne souhaite à personne de vivre le drame de la maladie incurable, des souffrances physiques et morales.drame du malade qui aime pourant la vie, drame des proches. vous les biens portants si pour votre malheur vous étiez atteint par une maladie sans espoir vos convictions philosophiques ou religieuses ne changeraient-elle pas ? plus encore ne les imposez pas aux autres, laissez nous notre libre arbite et aidez nous à vivre la fin de vie dans la liberté et l'humanité.

  • OSS 117, le 15/08/2008 à 19h52

    Leur fils n'est même pas encore enterré, et ILS voudraient savoir, savoir simplement qu'un gamin qui souffrait le martyr, a eu le courage d'avaler des comprimés pour partir sereinement. Il faudrait peut être que de temps en temps les autorités, quelles qu'elles soient se mettent un peu à la place des victimes, ici des parents, et les laissent tranquilles; pourquoi toujours chercher ce qu'il n'y a pas lieu de chercher..............................Ah pauvre France !

  • Cathy, le 15/08/2008 à 19h49

    Ne peut-on pas laisser sa famille tranquille ? Comment peut-on laisser un jeune souffrir depuis tellement longtemps ? Lui-même demandait à ce qu'on l'aide (il avait toute sa raison). Je souhaite bon courage à toute la famille

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