© AFPLes parents de Rémy Salvat, le jeune handicapé qui s'est suicidé dimanche dernier après avoir reçu une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait qu'on lui "permette de mourir", ont été entendus toute la journée de vendredi par les gendarmes, a affirmé leur avocate. Régine et Jean-Pierre Salvat ont été entendus en tant que témoins par les enquêteurs de la brigade de recherche de Cergy (Val-d'Oise), dans le cadre de l'enquête pour recherche des causes de la mort ouverte par le parquet. "Les gendarmes souhaitent entendre la famille, les proches, pour connaître la personnalité, l'histoire de Rémy", a expliqué Me Cathy Richard.
Le corps de Rémy, qui a fait l'objet d'une autopsie jeudi, devrait leur être restitué samedi. Ils devraient prochainement faire procéder à son incinération, conformément aux dernières volontés de leur fils. Selon ses parents, Rémy Salvat, 23 ans, atteint depuis l'âge de 6 ans d'une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative rare), s'est suicidé dimanche en absorbant une forte dose de médicaments.
En mai, il avait écrit au président de la République pour demander "qu'on (lui) permette de mourir pour (se) libérer de (ses) souffrances". Le 6 août, il avait reçu une réponse. "Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu'il ne nous appartient pas, que nous n'avons pas le droit, d'interrompre volontairement la vie", lui écrivait le président. En 1999, Régine Salvat avait tenté de "mettre fin aux souffrances de Rémy". Elle avait échoué et été mise en examen pour tentative de meurtre. Un non-lieu avait été prononcé.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





