© AFP/Martin BureauBizutage à Dauphine : plusieurs appels à la vigilance
L'étudiant victime d'un bizutage violent a repris les cours à l'université Paris-Dauphine où un conseil de discipline est prévu dans une vingtaine de jours sur cette affaire qui a relancé les appels à la vigilance pour contrer de telles pratiques.
Publié le 06/11/2011
Bizutage "abject" à l'université Dauphine ?
Un étudiant de première année à l'université Paris-Dauphine a porté plainte après un bizutage au cours duquel des "lettres de sang" lui auraient été inscrites dans le dos. Le président de l'université a jugé ce geste "abject" et va se constituer partie civile.
Publié le 05/11/2011
Le reportage fait état d'humiliations, à caractère sexuel notamment. Elles sont pratiquées par des redoublants sur des étudiants en première année dans l'amphithéâtre de la faculté de médecine. Les professeurs ne réagissent pas. Cette affaire de bizutage à la fac d'Amiens révélée sur les ondes de RTL a suscité la colère de la ministre de l'Enseignement supérieur.
Jeudi, Valérie Pécresse a annoncé qu'elle allait demander au recteur de l'académie d'Amiens de "diligenter" une enquête sur une affaire. Objectif : "savoir ce qui s'est passé et prendre toutes les mesures qui s'imposent". Le professeur Bernard Nemitz, doyen de la faculté de médecine a déclaré ne pas être au courant de telles pratiques, estimant qu'il n'y avait "rien de tel" dans l'établissement.
"Des rites humiliants moralement et psychologiquement"
"Nous condamnons fermement toutes les pratiques de bizutage qui sont désormais interdites par la loi. Le bizutage, c'est tout ce qui s'apparente à du harcèlement moral, à des violences physiques ou psychologiques, ça peut briser les plus fragiles", a dit la ministre. "Il faut avoir un regard lucide sur ces pratiques : ce sont des formes de violences psychologiques très graves", a-t-elle insisté.
Pour la ministre, "une prise de conscience globale de toute la communauté universitaire" est nécessaire, "le devoir de vigilance ce n'est pas uniquement le recteur, c'est aussi les présidents d'université, les professeurs, les doyens et aussi les étudiants eux-mêmes qui doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas se cacher derrière une forme de tradition pour justifier" de tels actes. Valérie Pécresse a toutefois estimé que le phénomène était en "net reflux" d'après "toutes les remontées" dont elle dispose. Il serait remplacé "par des rites initiatiques plutôt festifs avec des jeux, déguisements, baignades, défilé dans la rue".
La ministre a par ailleurs raconté avoir été elle-même victime de bizutage. "J'ai fait l'objet d'un bizutage extrêmement dur dans une classe préparatoire que je ne citerai pas et j'en garde le souvenir (...) de rites humiliants, moralement et psychologiquement, qu'on peut supporter quand on est soi-même très solide mais qui peuvent briser des jeunes, et pour toute l'année".
Retour MYTF1
Bizutage à Dauphine : plusieurs appels à la vigilance
Chargement en cours...




