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Par Alexandra GUILLET (avec agences), le 17 septembre 2008 à 06h00 , mis à jour le 16 septembre 2008 à 18h03

Faut-il supprimer Edvige ? La commission des lois de l'Assemblée auditionne mercredi les opposants au fichier policier, avant d'entendre Michèle Alliot-Marie jeudi.

Policier devant son ordinateurPolicier devant son ordinateur © LCI

La polémique autour du décret instaurant le fichier policier Edvige n'est pas prête de retomber. Le collectif "Non à Edvige" et une partie de l'opposition souhaitent son retrait pur et simple. D'autres réclament un débat au Parlement et une loi. Tandis que la ministre de l'Intérieur, répondant à un souhait du chef de l'Etat, ne promet que des aménagements au texte. Ce mercredi, la commission des lois de l'Assemblée entame une série d'auditions avec des représentants du syndicat de la magistrature (SM), de l'ordre des avocats de Paris, de la ligue des droits de l'Homme, de l'Union syndicale de la magistrature (USM). Elle auditionnera également le président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) Louis Schweitzer, avant d'entendre Michèle Alliot-Marie jeudi après-midi.
  
La ministre de l'Intérieur a lancé depuis lundi une concertation en vue d'une redéfinition d'Edvige. Elle a promis des aménagements rapides, précisant qu'elle remettrait des textes d'ici la fin de la semaine au président de la République. Elle n'a toutefois pas précisé si ces textes relèveraient du décret ou de la loi, soulignant que ce serait un problème de juristes. Nicolas Sarkozy souhaite l'abandon des mentions concernant l'orientation sexuelle et la santé des personnes fichées. Il a envisagé l'abandon pur et simple du fichage de personnalités mais insiste pour conserver la possibilité de ficher les mineurs susceptibles de basculer dans la délinquance.

Fausse concertation ?
 
Problème : le collectif "Non à Edvige" et une douzaine d'organisations entendent toujours obtenir l'abrogation du décret sur le fichier de police. Hier, les principales organisations françaises de défense des droits des homosexuels (Aides, Act Up, Collectif contre l'homophobie, Fédération Autre Cercle et Inter-LGBT) ont boycotté une réunion organisée au ministère de l'Intérieur, dénonçant un "fausse concertation".  Ils demandent à être reçus ensemble par le Premier ministre, François Fillon, soulignant que Michèle Alliot-Marie procède à des auditions alors que le texte est "probablement déjà bouclé." Une journée de mobilisation est toujours prévue le 16 octobre, pour la Sainte-Edwige. Le Conseil d'Etat, saisi par les principaux syndicats et le collectif, devrait rendre sa décision en décembre.
   
En l'état actuel du décret du 1er juillet, Edvige recense les personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Y figurent aussi celles "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", y compris les mineurs à partir de 13 ans.

Par Alexandra GUILLET (avec agences) le 17 septembre 2008 à 06:00
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5 Commentaires

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  • FREDERIC, le 17/09/2008 à 12h11

    Je comprends la polémique sur le fichier et suis contre le principe, mais nous sommes tous fichés. Je suis pacsé, vivant avec mon copain il est facile de se faire une certaine opinion de mes gouts, envies...La sécu a nos "dossiers médicaux" par nos soins remboursés ou pas. Secret médical qui en théorie reste secret par le medecin...Après reste à savoir si cela servira à qlq1 de savoir ce que nous pensons, ce que nous cherchons...

  • CHARLEMAGNE, le 17/09/2008 à 10h03

    Edwige est indispensable. Tout ce qui peut sévir contre le crime ou le faire reculer est applaudit par les honnêtes gens. Il est évident que les crapules sont contre.

  • Pierre, le 17/09/2008 à 09h05

    Supprimons, mais ne venez pas vous plaindre, si l'on ne retrouve pas les auteurs de crimes et délits, faut savoir ce que l'on veut, allez voir dans le métro tout ces jeunes qui font le vol a la tire et que l'on relache ensuite, le jour ou vous serez victimes, vous penserez autrement.

  • Gerard, le 17/09/2008 à 08h41

    L'emménager ok mais le supprimer pas question. Assez de philosophie ou d'idéologie et un peu plus de pragmatisme ! des associations s'agitent des élus de l'oppositions ou élus en général aussi, c'est normal, nous sommes en démocratie, mais de nombreux, trés nombreux électeurs ou élus sont pour le fichier !!!!!!! En ce qui me concerne, j'ai la conscience tranquille, cefichier peut détenir toutes les infos qu'il veut sur moi, aucun problème.

  • Blob, le 17/09/2008 à 08h37

    Vous ne croyez pas que c'est du pipot toute cette histoire. Il existe déjà des fichiers et depuis bien longtemps. .... mais au départ pas par le gouvernement !! Il suffit d'aller sur n'importe quel site internet de vente ou juste de "service". On vous demande votre nom, votre age, votre profession, etc, etc suivant les sites que vous visitez, on peut connaitre vos choix religieux, sexuels, culturel ou politique. Est ce que ce ne sont pas des petits "Edvige" ?

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