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Réunion avec MAM : le boycott des organisations gay

Edité par
le 16 septembre 2008 à 14h27
Temps de lecture
3min
Fichier de police Edvige

Fichier de police Edvige / Crédits : LCI

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Notre sociétéDénonçant un "fausse concertation", les 5 principales organisations gay ont refusé de se rendre mardi à la réunion sur le controversé fichier Edvige.

Aides, Act Up, Collectif contre l'homophobie, Fédération Autre Cercle et Inter-LGBT : les cinq principales organisations françaises de défense des droits des homosexuels ont décidé de boycotter la réunion organisée mardi après-midi au ministère de l'Intérieur sur le controversé fichier de police Edvige. Dénonçant un "fausse concertation", elles réclament que "le fichier soit annulé", a déclaré le porte-parole de l'association Aides. Selon le ministère de l'Intérieur, les organisations Flag et Gay Lib ont confirmé pour leur part leur venue.
 
Dans sa nouvelle version, le fichier créé par un décret paru le 1er juillet, devrait notamment abandonner les mentions concernant l'orientation sexuelle et la santé des personnes répertoriées. Pour les cinq associations ayant refusé de rencontrer Michèle Alliot-Marie, ce recul ne suffit pas, car "c'est le fichier en lui-même qui est porteur de graves dérives". "Le gouvernement n'entend pas revenir sur l'essentiel, à savoir un fichier qui mélange des finalités d'ordre administratif et d'autres relatives à la protection de l'ordre public", déplorent-elles.
 
En l'état actuel, Edvige recense les personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Y figurent aussi celles "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", y compris les mineurs à partir de 13 ans. L'opposition demande l'abrogation du décret, option que doit aussi examiner en décembre le Conseil d'Etat, saisi par les principaux syndicats et un collectif d'associations. Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a regretté mardi le refus par la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale de créer une mission d'information parlementaire sur le fichier. Une journée d'action est prévue le 16 octobre, pour la Sainte-Edwige.

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  • Alain 40 : Il me semble qu'il n'appartient pas aux associations de dicter lers idées au gouvernement. Si celui-ci juge que ce fichier est nécessaire, il le met en place en s'assurant qu'il ne porte pas atteinte aux libertés mais permet aux français depouvoir profiter de leur liberté mais dans la sécurité.

    Le 16/09/2008 à 17h31
  • Al Bundy : Quand on refuse la discussion, il ne faut pas s'étonner qu'après votre avis ne soit plus pris en compte, j'espère que MAM ne rampera pas devant ces gens !

    Le 16/09/2008 à 17h07
  • Martin : Espérons que Madame Alliot Marie ne tiendra aucun compte de l'avis des boudeurs et boudeuses. Il serait risqué de donner en exemple une concertation où l'on écoute les absents sans entendre les présents.

    Le 16/09/2008 à 16h24
  • Pathetique : Comment peuvent ils savoir si untel ou untel est gay? Vont t ils le demander à la personne concernée ou se fier à leur intuition....

    Le 16/09/2008 à 16h13
  • Acapulco : On se demande qui fait la loi dans le pays : les associations, syndicats et autres ou le gouvernement....pitoyable

    Le 16/09/2008 à 16h03
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