Le Taser entre dans la police municipale

Par , le 08 septembre 2008 à 11h01 , mis à jour le 08 septembre 2008 à 22h15

Plusieurs communes le réclamaient depuis des mois. Dès demain, les policiers municipaux pourront être équipés du pistolet à impulsion électrique.

taser pistolet déchargeLe taser, un pistolet envoie une décharge non létale de 50.000 volts © TF1/LCI

Le Taser n'était jusque là autorisé que dans la police nationale et la gendarmerie. Dès demain matin, révèle Le Parisien daté de lundi, un décret paraîtra au journal officiel autorisant les polices municipales à s'équiper elles aussi du pistolet à impulsion électrique. Avant de l'accrocher à la ceinture, les policiers qui en seront dotés devront suivre une formation de plusieurs jours.
 
Le Taser X26 est une arme non létale qui propulse deux dards sur sa cible et délivre une décharge de 50 000 volts permettant d'immobiliser quelques instants un individu dangereux pour que les policiers puissent procéder à son arrestation sans risque. Pour le ministère de l'Intérieur, qui souhaite réduire la proportion de policiers municipaux dotés d'armes à feu, il s'agit, grâce au Taser, de "trouver un juste milieu entre la matraque et l'arme à feu". Selon les derniers chiffres de la place Beauvau, cités par Le Parisien, l'introduction de 3800 Taser depuis 2004 dans les forces de police nationale et de gendarmerie a déjà permis de constater une baisse de 30% des armes à feu. 
 
Une dizaine de communes, dont Levallois-Perret, Rueil-Malmaison ou encore Toulouse, ont déjà formulé une demande d'équipement en Taser de leurs polices municipales, malgré la polémique qui perdure sur la dangerosité de ce pistolet. Des associations de défense des droits de l'Homme, au premier rang desquelles Amnesty International, mettent directement en cause le Taser dans le décès de plus d'une centaine de personnes aux Etats-Unis et au Canada. En France, c'est notamment Olivier Besancenot qui mène le bras de fer contre SMP Technologies, l'importateur français du Taser. L'entreprise l'a assigné en justice pour "dénigrement". L'audience, à maintes reprises reportée, devrait avoir lieu le 20 octobre devant le tribunal de grande instance de Paris. Dans quelques jours, le 15 septembre, c'est le Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme (RAID-H) qui se retrouvera, pour les mêmes raisons, devant le juge, face à SMP Technologies.

Par Alexandra Guillet le 08 septembre 2008 à 11:01
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Zacaroli, le 08/09/2008 à 15h39

    Très bien au moins un moyen dissuasif pour les délinquants

  • Jean paul, le 08/09/2008 à 15h16

    Une formation sérieuse évitera certainement de graves incidents avec cette arme

  • Gerald, le 08/09/2008 à 14h59

    Bien. excellent

  • Michael, le 08/09/2008 à 14h07

    Bravo! C'est mieux que de tirer des balles et les policiers aussi sont mieux protégés.

  • Yuv, le 08/09/2008 à 12h41

    Encore une arnaque technologique ,un gadget de plus qu'il faudrait directement mettre a la poubelle .

  • Ludwig, le 08/09/2008 à 12h09

    Je ne crois pas être un délinquant à 80 ans mais je suis porteur d'un " Pace Maker" prothèse qui ne supporte aucune décharge électrique sous peine de mort instantanée. Les initiateurs de l' introduction de cette ARME MORTELLE sont ils conscients de cela ?

  • Nicolas, le 08/09/2008 à 11h35

    Une centaine de morts à cause des Taser ... il y en aurait eu combien si TOUTES les personnes utilisant les Taser avait pris une arme à feu à la place ??? et je ne parle pas des blessés ...

  • Jean Bonnot, le 08/09/2008 à 11h35

    Si on autorise l'usage du Taser qui a tué une centaine de personnes (c'est beaucoup moins que l'automobile), on peut aussi autoriser la constructions de centaines de centrales nucléaires.

Lire tous les commentaires

      logAudience