Une association anglaise s'oppose à la venue du Clem'

Par , le 05 septembre 2008 à 17h05 , mis à jour le 05 septembre 2008 à 17h34

Une assocation britannique a déposé un recours en justice pour tenter d'empêcher l'arrivée sur ses côtes du porte-avions français et de ses 700 tonnes d'amiante, en vue de son démantèlement.

Le porte-avions Clemenceau lors de son rapatriement à BrestLe porte-avions Clemenceau lors de son rapatriement à Brest © AP

Alors que le Clemenceau s'apprête à prendre la mer pour la dernière fois de son existence, il aurait été illusoire de penser que cela se fasse sans vague. Le navire de guerre - qui croupit depuis le mois de mai 2006 le long d'un quai du port militaire de Brest après avoir été refoulé par l'Inde en raison d'une polémique sur la quantité d'amiante restant à son bord -, doit être acheminé en Angleterre d'ici quelques semaines en vue de son démantèlement. C'est en effet la société britannique Able UK qui a remporté en juillet dernier l'appel d'offre lancé par la France. Le navire, qui contiendrait encore 700 tonnes d'amiante, doit être démantelé dans le chantier de Hartelpool, situé au nord-est du pays.
 
Mais l'arrivée du porte-avions, répondant désormais au nom de "coque Q790", n'est pas du goût de tout le monde. Une association locale vient de déposer un recours devant la Haute Cour de Londres pour empêcher sa venue. Les services sanitaires britanniques (HSE) ont "accordé une dérogation spéciale pour permettre à ce navire fantôme toxique et à sa cargaison mortelle de venir dans notre petite communauté", déplore dans le Figaro une militante de l'association Friends of Hartlepool. Selon le quotidien, le recours contre le HSE doit être entendu avant la fin du mois.

Cela pourrait-il remettre en cause le départ du navire français pour l'Angleterre ? "Cette affaire reste pour l'instant une affaire anglo-anglaise, pour des questions environnementales", relativise-t-on du côté de la Marine française. "De notre côté, concernant le marché de démantèlement, nous en sommes toujours au stade des procédures administratives, précise le Sirpa Marine. La France et le Royaume-Uni doivent notamment émettre des autorisations pour l'export et l'import d'un déchet. Cela va prendre encore quelques semaines. Il faudra ensuite préparer la coque et les transporteurs, en vue du transfert vers le chantier d'Hartlepool". Si l'agitation commence outre-manche, côté français, le temps reste à l'optimisme.

Par Alexandra Guillet le 05 septembre 2008 à 17:05
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3 Commentaires

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  • Nico, le 05/09/2008 à 18h09

    Ce navire contient de l amiante ou le virus de la peste ? Ces voyages inutiles et très onéreux commencent à insupporter les français.

  • Bugs, le 05/09/2008 à 18h08

    Il nous manque un porte-avions en france nettoyont le modernison le un minimum et ce serra toujours un navire de remplacement en cas de besoin.....

  • Mojorisin, le 05/09/2008 à 17h36

    Le désamiantage du Clem" va finir par nous coûter une fortune avec tous ses allers-retours! Par conséquent, soit on le dépollue ici en France (au moins l'honneur sera sauf et puis comme cela, cela nous fera une bonne occasion de donner de vraies leçons -pour de bonnes raisons- aux autres), soit on le coule en eau très profonde, comme le font bien d'autres pays (USA/Russie etc.) qui s'en foutent royalement. Il va bien falloir prendre une décision à un moment ou un autre. Enfin ce que j'en dis hein...

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