Une journée pour dire "non" aux postes supprimés

le 11 septembre 2008 à 05h00 , mis à jour le 11 septembre 2008 à 19h31

Les syndicats ont organisé jeudi différentes actions, sans appel national à la grève, pour sensibiliser l'opinion aux milliers de suppressions de postes dans ce secteur.

Ecole education elèves primaires

Lâcher de pigeons, concert de casseroles... Mais aussi distribution de tracts et sit in... Tout sera bon pour dire non aux suppressions de postes dans l'Education en 2008 et 2009. Une large intersyndicale de l'Education a organisé jeudi une journée nationale d'actions multiformes sans appel national à la grève.
 
"Dans plusieurs endroits, il y a des mécontentements en cette rentrée. Le premier objectif de cette journée est donc de les faire s'exprimer à une même date", affirmait Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, première fédération de l'Education. Outre la FSU, les principaux syndicats de l'Education - Unsa-Education, Sgen-CFDT, CGT, FO, FAEN, Sud - sont à l'origine de cette journée, à laquelle s'associent les étudiants de l'Unef et de la Confédération étudiante.
 
En attendant le 19 octobre
 
Des distributions de tracts, des sit-in, des envois de courriers aux élus, des conférences de presse locales, des rassemblements devaient avoir lieu à Chartres, Bordeaux, Orléans, Montargis, Cahors, Bayonne, Annecy, Toulon ... D'autres initiatives, plus ludiques ou symboliques devaient également se produire : à Valence à des lâchers de ballons réclamant "de l'oxygène pour l'Ecole", à un rassemblement "pique-nique" pour dire "non à l'Ecole au pain sec" à Mont-de-Marsan, à un concert de casseroles à la gare de La Part Dieu à Lyon, ou encore à ce lâcher de pigeons en Vendée.
 
Aucun préavis national de grève n'a été déposé. Selon les syndicats, les 11.200 emplois supprimés cette année, principalement dans les collèges et lycées publics, se traduisent par une baisse de l'offre éducative (suppressions d'options), des classes plus chargées ou encore un alourdissement de la charge des enseignants. Ces derniers sont incités, selon les syndicats, à faire des heures supplémentaires (ils doivent "prendre" l'équivalent de 4.200 postes en heures supplémentaires) et contraints, de plus en plus, à avoir un emploi du temps étalé sur plusieurs établissements. 13.500 autres non-renouvellements de fonctionnaires de l'Education partant à la retraite sont annoncés au budget 2009, et pour les trois prochaines années, les syndicats s'attendent à 40.000 postes en moins. Au total, 1,2 million de personnes travaillent dans l'Education, dont un peu plus de 800.000 enseignants. Les syndicats veulent aussi faire du 11 septembre une première journée de mobilisation en vue de la manifestation nationale du dimanche 19 octobre à Paris.
 

(D'après agence)

le 11 septembre 2008 à 05:00
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