La campagne de sensibilisation à laquelle participe le couturier Karl Lagerfeld © DRIl ne s'agit pas d'attraper une bouée ou d'endosser un gilet de sauvetage pour surnager dans la crise financière... mais tout simplement d'une question de sécurité routière : les automobilistes sont passibles, dès ce mercredi, de sanctions s'ils ne sont pas équipés du gilet fluorescent et du triangle réglementaires obligatoires depuis le 1er juillet afin de renforcer leur sécurité en cas d'urgence. La contravention s'élève à 135 euros, minorée à 90 euros en cas de paiement rapide.
Le gilet réglementaire, c'est-à-dire marqué CE, doit être dans le véhicule et facilement accessible en cas de besoin. Quoi qu'en disent certaines icônes du monde de la mode, et même si "c'est moche" et que "ça ne va avec rien", peu importe sa couleur : il peut être jaune, mais aussi vert, rouge, orange, rose, pourvu qu'il soit conforme à la norme européenne. Il devra être porté par le conducteur de jour comme de nuit avant qu'il sorte du véhicule, immobilisé sur la chaussée ou à ses abords en cas d'urgence.
"E 27 R", ou la poésie au service de la sécurité routière
Le triangle de pré-signalisation homologué (portant la mention E 27 R) doit également se trouver dans le véhicule. Son conducteur devra le placer, dès qu'il sortira, à 30 mètres du véhicule ou de l'obstacle à signaler. Si le véhicule est immobilisé à la sortie d'un virage, le triangle doit être installé avant l'entrée de ce virage. Mais l'allumage des feux de détresse reste obligatoire lorsque le véhicule en est équipé.
Les cyclistes, conducteurs et passagers, doivent, pour leur part, revêtir un gilet de sécurité pour circuler hors agglomération de nuit, ou de jour lorsque la visibilité est insuffisante. Faute de quoi, ils risquent une contravention de 35 euros, minorée à 22 euros.
Ces mesures, déjà effectives dans de nombreux pays européens, avaient été décidées par le Comité interministériel de la sécurité routière du 13 février. Le ministre de l'Ecologie, chargé de la sécurité routière, Jean-Louis Borloo avait accordé en juin un délai jusqu'au 1er octobre pour l'entrée en vigueur des sanctions afin que les automobilistes puissent s'équiper "dans les meilleures conditions".
D'après agence
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