Xavier Darcos, le 19 octobre 2008 © TF1-LCILa réforme des lycées, qui est en cours de préparation pour la rentrée prochaine, permettra notamment "d'aller vers une année divisée en semestres", a déclaré dimanche soir sur TF1 le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos. L'idée du ministre est de permettre aux élèves de "se réorienter", de "changer de spécialisation".
Au menu également de la réforme : environ 30 heures de cours hebdomadaires et peu de cours à la carte. Xavier Darcos a en effet détaillé ce que sera le futur "tronc commun" des enseignements généraux en classe de Seconde à la rentrée prochaine : "évidemment du Français, des Mathématiques, de l'Histoire et Géographie, deux langues vivantes, des Sciences expérimentales et de l'éducation physique". "Les Sciences resteront donc bien dans le tronc commun", a-t-il ajouté, à la question de rendre la physique par exemple facultative. Le ministre a enfin réitéré sa promesse selon laquelle les suppressions de postes ne concerneront pas l'an prochain les lycées : "Nous ne toucherons pas aux lycées pour les retraits d'emplois de l'an prochain", a-t-il assuré.
"Une meilleure rémunération des meilleurs enseignants à l'université"
Côté universités, les "meilleurs" enseignants des universités recevront, à partir de la rentrée 2009, une "prime de responsabilité pédagogique" de "3.500 à 15.000 euros par an", a pour sa part annoncé dimanche la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. "Aujourd'hui, la fonction enseignante n'est pas reconnue et elle n'est pas valorisée. Moi, je souhaite une meilleure rémunération, dès l'année prochaine, des meilleurs enseignants à l'université selon leur engagement pédagogique", a-t-elle dit au Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien Aujourd'hui en France.
Valérie Pécresse a notamment évoqué les enseignants qui mettent leurs cours en ligne, ce qui est "extraordinairement bénéfique pour les élèves". "Dans toutes les grandes universités du monde, on met les cours sur Internet. Pourquoi ? Parce que ça permet aux étudiants d'avoir le cours au départ et, au cours lui-même, de devenir un vrai échange interactif, et donc d'être beaucoup plus profitable aux élèves", a-t-elle commenté. L'évaluation se fera de manière "collégiale, à la fois par l'université, mais aussi, tous les quatre ans, par le Conseil national des universités, c'est-à-dire par une instance indépendante nationale qui validera l'évaluation", a-t-elle précisé.
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