Policier devant son ordinateur © LCIComme LCI.fr l'annonçait dès vendredi dernier (lire l'article), le ministère de l'Intérieur va lancer un dispositif expérimental de pré-plaintes sur internet pour les victimes d'atteintes aux biens. Présenté mercredi après-midi place Beauvau par la ministre de l'Intérieur, le dispositif sera mis en oeuvre dans deux départements, les Yvelines et la Charente-Maritime, à partir du 1er novembre.
Il s'agit, avec ce commissariat virtuel, de "simplifier la vie des usagers, de mieux reconnaître le droit des victimes et de permettre d'améliorer l'accueil des victimes d'atteintes aux biens", a déclaré Michèle Alliot-Marie, entourée des directeurs généraux de la police Frédéric Péchenard et de la gendarmerie Roland Gilles.
Six mois de test
Enregistrer sa plainte sur internet (www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr), permettra à une victime de vol, dégradations, escroquerie et toute atteinte aux biens dont on ne connaît pas les auteurs d'éviter les files d'attente dans les commissariats et les gendarmeries. La victime déterminera en ligne à quel endroit elle déposera sa plainte ultérieure. Le formulaire, transmis à la brigade ou au commissariat sélectionné, lui permet d'avoir un numéro de dossier et un rendez-vous avec les forces de l'ordre concernées pour signer la plainte, qui sera alors officiellement déposée.
Il est bien précisé sur le site que ce dispositif n'est pas valable pour les situations d'urgence, pour lesquelles les numéros 17 et 117 restent valables. Pour éviter toute erreur, les pré-plaintes seront aussi reçues au centre opérationnel départemental, susceptible d'intervenir s'il estime que la situation est urgente. Les Yvelines et la Charente-Maritime ont été sélectionnés comme départements test parce que le premier est majoritairement en zone police et le second en zone gendarmerie. Les formulaires ne sont pas identiques et l'expérimentation "permettra de voir quelle forme convient le mieux aux usagers", a précisé la ministre. Une évaluation sera effectuée "dans six mois" et c'est alors que sera prise "la décision de généraliser le dispositif et le calendrier de la mise en oeuvre", a précisé la ministre.
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