Michèle Alliot-Marie, en direct sur TF1 le 9 septembre 2008 © TF1-LCIL'avenir des départements est toujours en question, et l'éventualité de leur disparition s'est évidemment posée mercredi soir, lors du congrès des présidents de conseils généraux à Orléans, dans le Loiret. Face à un parterre d'élus, la ministre de l'Intérieur n'a cependant pas véritablement apporté de réponses sur leur possible affaiblissement au profit des régions ou leur éventuelle suppression. "Les départements sont une réelle part de notre identité nationale, bien plus qu'une entité sur une carte. Mais", a-t-elle ajouté, "nous partageons tous les mêmes constats : le système actuel est coûteux, redondant, mélange les compétences. Le temps est donc venu de réfléchir à notre organisation institutionnelle dans sa globalité".
"Il sera indispensable de prendre en compte la dimension historique et affective de nos collectivités territoriales", a-t-elle ajouté. "Certaines relèvent de la raison, la région, les intercommunalités. D'autres sont l'héritage d'une plus grande histoire, les communes, les départements", a-t-elle dit. Devant les élus, elle a assuré que la commission Balladur étudierait "toutes les propositions" sur la réforme des collectivités locales.
Quolibets dans l'assistance
La ministre a par ailleurs estimé que "la vocation première de l'Etat est d'être aux côtés des plus en difficultés", illustrant ses propos par l'exemple des sous-préfectures qui doivent être, selon elle, au service des zones rurales ou des zones de montagne, et non des grandes villes. L'Etat doit aussi garantir aux collectivités la possibilité d'investir. "La crise financière ne saurait priver les collectivités territoriales de recourir à l'emprunt", a-t-elle dit, rappelant les 5 milliards d'euros dégagés par le gouvernement pour débloquer le système bancaire en leur faveur.
De la même manière, elle a confirmé une réunion lundi avec la ministre de l'économie Christine Lagarde pour répondre aux risques financiers pris par les collectivités. Elle a confirmé une réforme de la fiscalité locale qui irait vers une simplification et qui est liée à la réforme des collectivités. Il faut d'abord définir les compétences, a-t-elle souligné, puis les ressources correspondantes. Michèle Alliot-Marie a aussi assuré que la compensation financière était assurée chaque fois qu'une compétence de l'Etat était transférée à une collectivité, s'attirant quelques quolibets dans l'assistance.
D'après agences
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