Soeur Emmanuelle © AbacapressLe président Nicolas Sarkozy a salué la "personnalité pétillante" de la religieuse Soeur Emmanuelle, une "femme d'action" ayant "inlassablement oeuvré pour les enfants malheureux". "Elle aimait tout le monde et nous l'aimions. Elle nous manque déjà", écrit le chef de l'Etat dans un communiqué. "Elle était notre soeur à tous. Elle était une femme de foi aux convictions élevées, mais aussi une femme d'action, pour qui la charité passait par des actes concrets de solidarité et de fraternité à travers le monde", souligne Nicolas Sarkozy.
Le Premier ministre François Fillon : à ses combats "pour l'enseignement en Turquie et en Tunisie, contre la misère et ses drames parmi les chiffonniers du Caire, contre l'exclusion auprès des SDF de France", "la foi de Soeur Emmanuelle donnait une urgence lumineuse", écrit-il dans un communiqué. Le chef du gouvernement célèbre "son bon sens, son énergie, sa capacité à engager sans détour les actions les plus utiles" qui "semblaient triompher du temps" et qui ont mis "les gouvernements et les peuples au défi de la générosité". Pour François Fillon, "peu à peu, son courage est devenu le courage des foules" et "comme l'abbé Pierre" soeur Emmanuelle, avec son "sourire qui éclairait sa voix si précise, si directe" et "un humour que rien ne décourageait", a "rappelé que dans ce monde dur, le combat des âmes justes pouvait graver une marque profonde".
L'ancien président de la République Jacques Chirac : "Le monde perd une femme d'exception, emplie de générosité, d'humanisme et de sagesse (...) Par sa sensibilité, son intelligence et sa joie de vivre si communicative, elle aura donné tout son sens à la valeur si essentielle de solidarité(...) Bernadette et moi-même perdons une amie très chère pour laquelle nous éprouvions une grande affection".
Père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, : "Son témoignage a montré comment la charité chrétienne réussit à aller au-delà des différences de nationalité, de race, de confession religieuse. Son engagement efficace dépassait les frontières, comme Mère Teresa de Calcutta", a-t-il ajouté."
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris : "Femme de coeur et d'action, elle nous manquera, tout comme elle manquera aux religieuses de sa congrégation et aux bénévoles des associations qu'elle a créées (...) Soeur Emmanuelle a su mobiliser ses contemporains en faveur des plus déshérités par son franc-parler et sa simplicité. Jusqu'à son dernier souffle, elle a fait preuve, inlassablement, d'une immense énergie et d'une inébranlable foi (...)"
Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur : "Nous sommes profondément touchés par la disparition de cette grande pionnière de la solidarité humaine du XXe siècle qui a su (...) espérer en l'homme dans ce siècle tourmenté où elle restera pour nous une lumière".
Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives : "Le combat de sa vie était de venir au soutien des plus déshérités. Le meilleur hommage à lui rendre est de continuer son combat(...) Le message de Soeur Emmanuelle a d'autant plus de sens dans le contexte actuel (...) Elle savait convaincre qu'il y avait beaucoup à apprendre des plus pauvres, et répétait que ce qu'ils avaient à nous dire devait inciter à modifier le cours d'une société qui faisait la part belle à l'argent facile et aux richesses indécentes".
Laurent Wauquiez , secrétaire d'Etat à l'Emploi, anciennement en poste à l'ambassade du Caire : "Ce qui m'avait saisi, c'était ce contraste entre ce petit bout de femme toute simple et ce torrent d'énergie qu'elle dégageait (...) Elle m'avait dit : 'tu as deux bras, tu as deux jambes, il faut que ce soit utile'(...) La leçon que je retiens de Soeur Emmanuelle, c'est que rien n'est insurmontable à condition qu'on se donne les moyens de changer les choses."
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