HLM dans la banlieue parisienne © TF1/LCIMichèle Alliot-Marie tient ce mercredi au ministère de l'Intérieur une réunion consacrée à la réforme de la Dotation de solidarité urbaine (DSU), particulièrement décriée. Outre Gilles Carrez, président du Comité des Finances Locales, seront présents les responsables des associations des Maires de France, des villes moyennes, des maires des grandes villes de France, de "Ville et banlieue", et des maires d'Ile-de-France. La fronde monte chez beaucoup d'entre eux, qui réclament une réflexion sur une "véritable péréquation" entre villes riches et pauvres.
Créée en 1991, la DSU vise à réduire les inégalités entre communes en améliorant les conditions de vie dans celles qui sont confrontées à des charges trop lourdes pour leurs ressources. Or actuellement, des communes favorisées comme Aix-les-Bains ou Chantilly en bénéficient, grâce à des critères d'attribution favorables. Pour réformer le système, le gouvernement a formulé deux propositions. Une réforme de la DSU proprement dite, qui supprimerait le critère du logement social dans son attribution et limiterait le poids des zones prioritaires dans son calcul afin d'augmenter le nombre de petites villes bénéficiaires. Deuxième proposition : une Dotation de développement urbain (DDU) pour les villes qui ont des quartiers en difficulté.
"La réforme proposée tient du bricolage"
Mais pour le président de l'Association des maires des grandes villes, Michel Destot, maire socialiste de Grenoble et porte-voix de la fronde, "la réforme proposée tient du bricolage". Il a lancé cette semaine "un cri de colère", entouré d'une vingtaine de maires qui craignent de voir fondre leurs subsides, dont les présidents de l'association des maires d'Ile-de-France Claude Pernès (NC, Rosny-sous-Bois, Seine-Saint-Denis), des Maires Ville et Banlieue Claude Dilain (PS, Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis), de la Fédération des Maires des Villes Moyennes Bruno Bourg-Broc (UMP, Châlons-en-Champagne). Selon lui, "la suppression du critère de logement social et la modification des critères de politique de la ville, c'est-à-dire des zones prioritaires, n'est pas acceptable".
Dans une interview mardi au Parisien, Michèle Alliot-Marie a déjà répondu en affirmant que la banlieue ne sera pas pénalisée par la réforme et que l'enveloppe globale de la DSU augmentera pour s'élever à 1,16 milliard d'euros en 2009, contre 1,09 cette année.
D'après agence
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