La grève s'annonce "massive"

Par Alexandra GUILLET (avec agence), le 20 novembre 2008 à 06h00 , mis à jour le 19 novembre 2008 à 23h36

Les enseignants devraient, selon les syndicats, protester en masse ce jeudi contre leurs conditions de travail et les suppressions de postes.

Cour d'école videCour d'école vide

A Paris et en province, le monde enseignant devrait descendre "en masse" dans la rue ce jeudi pour manifester. Le SNUipp-FSU, principal syndicat des écoles, prévoit 69% de grévistes en primaire (chiffre fondé sur 69 départements). "Il faut remonter à mai 2003 et les actions contre les retraites pour atteindre ce taux", a commenté Gilles Moindrot, son secrétaire général. Le SE-Unsa, deuxième syndicat, s'attend aussi à une grève "très très importante". A l'heure où des milliards d'euros ont été mobilisés pour soutenir les banques, ils déplorent le manque de moyens pour l'éducation et les suppressions de postes d'enseignants (8.500 en 2007, 11.200 en 2008, 13.500 en 2009), notamment ceux des maîtres spécialisés (Rased).

Ces mesures se traduisent selon eux par une dégradation des conditions de travail et annoncent un "recours massif à la précarité", en l'absence de revalorisation générale des enseignants. A cela s'ajoutent, à leurs yeux, le manque de dialogue social du ministre et son "mépris". "Les collègues sont excédés de la façon dont le ministre les traite, de la mise en cause de leur professionnalisme, des pressions administratives quotidiennes", dit le syndicat SE-Unsa. Des manifestations sont prévues à Paris et en région.
  
Depuis la rentrée, Xavier Darcos assure que les diminutions de postes ont pu être gérées "sans pénaliser le système éducatif", que les grèves et manifestations se répètent chaque année et sont loin de représenter l'ensemble du corps enseignant. Néanmoins, selon un sondage Ifop, 69% des personnes interrogées avaient jugé "justifiée" la manifestation du 19 octobre contre les suppressions de postes. Après cette mobilisation, Xavier Darcos a déclaré : "la crise ne met pas en cause notre raisonnement sur l'organisation de l'Etat".
  
Le droit d'accueil "inapplicable"
 
Cette grève va être le premier test national du droit d'accueil, après celle du 7 octobre limitée à certaines régions et celle du 16 octobre à Paris. De nombreuses mairies de gauche ont fait savoir qu'elles ne l'appliqueront pas car elles jugent la loi "inapplicable" parce qu'elles ne "veulent pas mettre en danger la sécurité des enfants". La quasi-totalité des référés déposés par les préfectures depuis un mois ayant été rejetés par les tribunaux administratifs, les parents devront dans la plupart des cas se débrouiller pour faire garder leurs enfants. 

Six communes varoises (PS et PC) qui avaient décidé de ne pas appliquer jeudi le service minimum d'accueil dans les écoles ont toutefois reçu mercredi soir une injonction du tribunal administratif de Toulon de mettre en place le dispositif prévu par la loi.

Gilbert Roger, maire PS de Bondy, explique à LCI.fr 
pourquoi il ne mettra pas en oeuvre le droit d'accueil

 

Par Alexandra GUILLET (avec agence) le 20 novembre 2008 à 06:00
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17 Commentaires

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  • Festensoul, le 20/11/2008 à 09h49

    C'est quoi un vrai travail, Christophe ? Un boulot qui fait du fric et toujours du fric ? C'est vrai que les profs passent leur temps à s'occuper de choses futiles comme enseigner l'orthographe ou la grammaire aux enfants ! Ca n'est pas un vrai travail puisque la société n'en tire aucun bénéfice financier !

  • Bill, le 20/11/2008 à 09h42

    Je trouve que ce mouvement de grêve est totalement indécent, par les temps actuels, où des milliers de salariés du privé vont se retrouver chômeurs d'ici peu. La crise actuelle va générer des fermetures de boites en série et des drames pour les milliers de familles concernées. Il me semble que les profs vivent vraiment sur une autre planète, pour se mettre en grêve, alors qu'ils ont la sécurité de l'emploi et un salaire effectivement modeste, mais qui augmente régulièrement et qui est assuré. Lorsque l'on est privilègié, on se doit au moins d'en être conscient et de ne pas en réclamer encore plus, alors que d'autres sont au bord des abîmes du chômage ! J'ai franchement honte pour eux !!!

  • Ljubljana, le 20/11/2008 à 09h41

    A force de faire grève pour n'importe quoi on en oublie l'essentiel !

  • David, le 20/11/2008 à 09h29

    Je trouve la Gauche tres irresponsable de vouloir tous sabordé en France alors que le monde traverse une grave crise. Moi je felicite Sarko qui lui garde son sang froid et bosse pour la France ce qui n'est pas le cas de certains!!

  • Christophe Brize, le 20/11/2008 à 09h24

    Parfait, qu'ils fassent grêve. Ca roule mieux le matin pour ceux qui ont un vrai travail.

  • Laurenge, le 20/11/2008 à 09h08

    Non, nous ne faisons pasgrève pour nos conditions de travail, attention aux médias. Nous nous battons pour que les enfants en difficulté puisse avoir une aide spécifique , pour que les maternelles ne disparaissent pas , je ne vois aucun article qui en parle, pourtant bientôt, il faudra que les parents payent pour faire garder leurs enfants avant 5 ans (égalié de tous?) et bien sûr les communes devront trouver un moyen pour financer ces modes de gardes (vos impots?) les 13500 postes en moins à la rentrée vont se confonter à 16400 élèves en plus à la prochaine rentrée.... à suivre

  • Héritier, le 20/11/2008 à 08h58

    Va comme hier,comme hier la vie c'est toujours les mêmes chansons... Georges Brassens est toujours d'actualité

  • Saviana, le 20/11/2008 à 08h24

    Une greve de plus,si ces messieurs sont mal dans leur peau ,alors je leur propose d'échanger nos métiers,sachant que je suis surveillant pénitentiaire,et après on en discutera:dans mon administration,le droit de gréve n'est pas reconnu.

  • GiPéElleEsse, le 20/11/2008 à 08h19

    Je viens d'écouter avec beaucoup d'attention la vice -présidente de la PEEP. Voici mon sentiment : pourquoi ne pas rémunérer les personnes volontaires qui accepteraient d'assurer le service minimum ? Qu'il s'agisse de populations comme des étudiants ou encore des retraités, regroupés en réseaux auxquels les municipalités pourraient faire appel pour assurer le service minimum, il suffirait de les payer par chèque CESU. Avantage pour ces personnes : un petit revenu ponctuel. Avantage pour l'état qui dit ne pas payer les grévistes : récupérer une partie des cotisations sociales. Une journée d'enseignant avec charges doit tourner aux alentours de 60-80 euros, non ?

  • Patdro, le 20/11/2008 à 08h19

    C est normal et ça ira de pire en pire au vu de toutes les nouvelles mesures qui sont prises chaque fois.quand au chiffre qui sont publiés!!!surtout ne pas en tenir compte.tous les chiffres annoncés dans les sondages sont faux ...archi faux.ce sont des chiffres imposé presque je vais dire.selon la conjoncture faut faire rire ou pleurer.

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