Enseignants, lycéens et parents dans la rue

le 10 décembre 2008 à 06h00 , mis à jour le 10 décembre 2008 à 09h34

Ils appellent à une journée de manifestations partout en France mercredi contre les mesures éducatives du  gouvernement.

manifestation enseignants prof education écoleDes milliers d'enseignants manifestent le 18 mai 2008 à Paris contre les suppressions de postes dans l'éducation © TF1/LCI

Des dizaines de rassemblements, d'actions et de manifestations se dérouleront ce mercredi dans toute la France pour demander au gouvernement d'"investir dans l'éducation". A l'origine de cette mobilisation, sans appel à la grève : les principales fédérations de l'Education, des organisations lycéennes et étudiantes les parents de la FCPE, ou encore des mouvements pédagogiques, qui entendent notamment protester contre les suppressions de postes d'enseignants.
  
A dix jours des vacances de Noël, le secteur de l'Education est touché depuis plusieurs jours par de multiples mouvements, notamment dans les rangs des lycéens et au sein des IUT. A Brest, hier, des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont éclaté en marge d'une manifestation qui a réuni 200 lycéens. Quatre personnes ont été interpellées. Des "débordements" ont également été signalés à Nantes et Rennes. En Basse-Normandie, 33 établissements sur 70 ont été perturbés, notamment à Caen et Flers. Plusieurs dizaines de manifestations de lycéens ou blocages d'établissements ont également été signalées par les autorités en Ille-Vilaine, Vendée, dans les Côtes d'Armor, le Finistère, en  Mayenne, en Sarthe ou dans le Maine-et-Loire et à Bordeaux. 
 
Mobilisation "dure"
 
Le SNPDEN, principal syndicat de chefs d'établissements, estime que "la mobilisation est en train de monter", qu'elle est "dure" et a fait part de craintes pour le mois de janvier. 1.200 lycéens ont manifesté, tandis que 700 défilaient à Mont-de-Marsan (Landes), selon la police. Les lycéens étaient 400 à Rennes, où des dégradations ont été signalées dans un lycée, entre 200 à 300 à Morteau  (Doubs), 200 à Saint-Maximin (Var), une centaine à Dole et Saint-Claude (Jura). A Aix-en-Provence, on comptait entre 300 et 400 personnes. Sur les 105  lycées de l'académie, "une trentaine ont fait l'objet de tentatives de blocage  total ou filtrant", selon le rectorat.
  
Les élèves s'opposent notamment à la réforme du lycée voulue pour la rentrée 2009 en seconde par le ministre de l'Education Xavier Darcos, qui prévoit, en moyenne, une baisse du nombre d'heures d'enseignements lors d'une année divisée en deux semestres. Dans un communiqué, l'organisation lycéenne Fidl annonce qu'elle "appellera à des dates de manifestations nationales en janvier".
 
Par ailleurs, étudiants et personnels d'Instituts universitaires de technologie (IUT) ont déjà manifesté pour défendre leurs moyens dans le cadre de l'application de la loi sur l'autonomie des universités (LRU). Ils étaient ainsi entre 1.500 à 2.500 dans la rue mardi à Toulouse, de 800 à 1.500 à Bordeaux, un millier à Nancy, 800 à Paris, entre 700 à 8-900 à Toulon, 700 à Nantes, 450 à  500 à Colmar, Lyon Tour et Grenoble... Jusqu'ici, les 116 IUT recevaient leur dotation directement de l'Etat. Avec la LRU, ce seront les présidents d'université qui attribueront leurs fonds. Ils craignent de se retrouver lésés.

Darcos dénonce les "mensonges" sur ses projets

Xavier Darcos a dénoncé mercredi sur Europe 1 "les mensonges ou les informations erronées" sur ses projets à l'Education nationale qui "sont de nature à affoler les opinions publiques". Il reconnait une "petite concentration de mécontentements", mais pour lui, "suffisamment ancien" dans l'Education "pour avoir connu des  situations semblables", ces mouvements de protestation sont "presque habituels". Xavier Darcos a affirmé qu'il n'était pas question pour lui "de supprimer la maternelle", ni les "mathématiques" au lycée. Le ministre de l'Education nationale défend une réforme du lycée "absolument nécessaire" et "faite dans l'intérêt des élèves avec accord des  organisations syndicales à l'origine et sur les conseils des représentants des lycéens".

le 10 décembre 2008 à 06:00
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18 Commentaires

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  • PEDRO, le 10/12/2008 à 14h49

    La gauche mentirait? ah bon? Vous m'etonnez ce n'est pas le genre........

  • Xavier, le 10/12/2008 à 13h49

    Un prétexte futile pour la grève ! ras le bol !

  • Mimi, le 10/12/2008 à 13h17

    Qu'ils travaillent plutôt que faire grève . quand on voit sur les blogs et forum l'orthographe des personnes qui écrivent je me dis "il y a du boulot"

  • Marc, le 10/12/2008 à 12h01

    Qui peut croire que ces manifs ne sont pas orchestrées politiquement.La grande majorité des lyceens ne savent meme pas pourquoi ils manifestent.c'est si facile de manipuler les jeunes.(seul les casseurs savent pourquoi ils sont melés aux manifs

  • Eric, le 10/12/2008 à 11h58

    Quand on voit qu'il supprime 3 000 postes du RASED (Réseau d'aide aux enfants et difficulté) et qu'entre temps on nous dis qu'il y a plus d'enfants en échec scolaire, on ne comprend pas leur façon d'agir. ils sont en train de gangréné l'éducation national. Le gouvernement essaye de faire l'ammalgamme entre le soutien et le rased qui est loin d'etre identique. sauvons le RASED et notre éducation national pour le bien de nos enfants

  • Bossez un peu!, le 10/12/2008 à 11h54

    Je travaille dans un lycée depuis 4 ans et tous les ans les "jeunes" trouvent une excuse pour secher les ours et aller manifester ... qu'ils travaillent un peu!!

  • LUC, le 10/12/2008 à 11h53

    Ces actions de manipulation des lycéens deviennent habituelles alors que la FRANCE est un des pays où la dépense par lycéens est déjà la plus élevée.

  • Nanard, le 10/12/2008 à 10h38

    Comment nos enfants peuvent passer les examens dans de bonnes condition l'éducation nationale etant sans arret en gréve apres on s'etonne que les parents mettent leurs enfants dans le privé .

  • Pietro, le 10/12/2008 à 10h18

    Ce qui me fait marrer, c'est le terme "réac" appliqué à la droite, alors que la gauche est depuis longtemps crispée sur le refus total du changement.

  • Mic58, le 10/12/2008 à 10h15

    Les lycéens et les étudiants dans la rue, cela présage un mois de janvier agité dans les écoles pour ce qui est des salariés, nul doute qu'ils vont bouger eux aussi, la cgt apres sa victoire aux prud'hommales va certainement durcir le ton et tenter de mobiliser entre baisse du pouvoir d'achat et licenciments, suppression de poste dans l'enseignement, tous les ingrédiants de la colétre sont réunis et c'est tant mieux

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