Le collège Marciac, dans le Gers © LCI Un éleveur de canards de Charente-Maritime a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel à un mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende pour avoir donné du cannabis à ses palmipèdes.
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Le témoignage du père de l'élève fouillée
L'indignation est le sentiment qui domine mercredi au collège Marciac, dans le Gers, après un contrôle anti-drogue mené dans une classe de 3e. Lors de ce contrôle, une élève affirme que les gendarmes ont fait entrer un chien dans la classe, pour renifler les sacs et les vêtements en déclarant : "mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas, quand il mord ça pique!". Plusieurs enfants ont ensuite été fouillés à l'extérieur de la classe. Une gendarme "fouilla dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte", explique cette collégienne.
La FSU, premier syndicat de la fonction publique d'Etat qualifie cette affaire de "lamentable" et demande que "cesse rapidement la confusion entre prévention et répression". Elle dénonce les "a priori sur la jeunesse, la violence de l'opération, notamment envers les jeunes élèves, le mépris à l'encontre des élèves et des personnels des établissements scolaires et l'aspect contre-productif de telles méthodes qui finalement entraînent méfiance ou ressentiment à l'égard de la gendarmerie ou la police". Un rassemblement est prévu vendredi devant le collège. Frédéric David, initiateur du mouvement, affirme avoir reçu "près de 600 messages de solidarité de personnes et d'associations" après avoir mis en ligne le témoignage écrit de sa fille Zoé, 14 ans. "Je ne souhaite pas de banderole politique, mais je veux dire oui à la prévention, non à la terrorisation", explique le père.
Enquête interne ouverte
Le parquet a rappelé la légalité de ces contrôles, 25 dans le Gers depuis le début de l'année, mais l'inspecteur d'académie a promis que tout contrôle serait désormais "précédé d'une rencontre pédagogique avec les élèves". Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, s'est étonné mardi dans un communiqué "des conditions d'intervention des forces de gendarmerie". "Il rappelle qu'il existe, dans la quasi-totalité des départements, comme dans le Gers depuis 2006, des conventions de partenariat entre les ministères de la Justice, de l'Intérieur et de l'Education nationale permettant de concilier l'efficacité de l'action judiciaire et le respect de l'intégrité des établissements scolaires où la pédagogie préventive est à l'oeuvre quotidiennement", explique le ministre, qui devait recevoir dans l'après-midi l'inspecteur d'académie du Gers.
De son côté, Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a estimé mercredi, à l'issue du Conseil des minitres, que la méthode utilisée n'était "pas vraiment bonne". La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a elle demandé une enquête interne pour déterminer les conditions dans lesquelles a eu lieu l'opération. Elle a aussi adressé une circulaire aux préfets pour qu'ils veillent à ce qu'il n'y ait aucune confusion entre les actions de sensibilisation et les opérations de contrôle menées par police et gendarmerie dans les établissements scolaires.
D'après agence
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