130.000 lycéens dans la rue malgré l'ouverture de Darcos

le 18 décembre 2008 à 16h06 , mis à jour le 18 décembre 2008 à 22h48

Alors que la mobilisation lycéenne grandit un peu partout en France, le ministre a réaffirmé sa volonté de "reprendre les choses à zéro".

Le blocage de la voie ferrée à Roanne, lors de la manifestation lycéenne, photographiée par un participant (18 décembre 2008)Le blocage de la voie ferrée à Roanne, lors de la manifestation lycéenne, photographiée par un participant (18 décembre 2008) © DR
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> Darcos veut "reprendre les choses à zéro" 
> Paroles de lycéens

 

Il avait déjà annoncé un report d'un an de la réforme des lycées avant de préciser mardi à l'Assemblée qu'il fallait repartir "de zéro" sur ce projet. Sur France Info, il a même proposé jeudi soir des "états généraux du lycée".  Mais les paroles de Xavier Darcos ne font pas baisser la mobilisation lycéenne, bien au contraire... Devant le Sénat, pendant que des manifestants étaient une nouvelle fois dans la rue et plus nombreux, le ministre de l'Education s'était dit jeudi prêt à "rouvrir la totalité du dossier" (voir la vidéo). En insistant sur la première personne du pluriel : "Nous allons reprendre les choses à zéro (...) nous allons prendre le temps (...) de sorte qu'on ne dise pas que cette réforme est faite à la va-vite et pour des raisons qui ne seraient pas dictées par l'intérêt des lycéens". Les partis de gauche, pour leur part, ont apporté leur soutien aux lycéens. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé que le gouvernement avait "allumé un incendie qu'il ne parvient pas à atteindre", alors que François Fillon a accusé le PS de vouloir "créer des tensions" en appelant ses militants à manifester auprès des lycéens.

Pour autant, la mobilisation lycéenne s'est encore amplifiée jeudi. Dans la rue, près de 130 000 jeunes, 150 000 selon les syndicats, ont manifesté à travers toute la France, globalement dans le calme, avec des slogans et banderoles tels que "Darcos, maintenant ou dans douze mois, ta réforme on n'en veut pas" à Lyon), "Darcos démission pour sauver l'éducation" à Rennes, "Notre éducation n'est pas au service du fric !" à Paris et "Au clair de la Lune, mon ami Darcos / Prête-moi ta thune, pour payer mes profs" à Lille.

"Impensable de parler de réforme sur fond de suppression de postes"

"Nous ne voulons pas de réforme du lycée qui légitime les suppressions de postes", a lancé Antoine Evennou, président de l'UNL, première organisation lycéenne, à Paris. "C'est impensable de parler d'une réforme sur fond de suppression de postes", a renchéri Alice Nicolet, présidente de la FIDL, deuxième organisation lycéenne. Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef, organisation syndicale étudiante qui s'est jointe à la manifestation parisienne, a estimé que "l'inquiétude" des lycéens gagnait l'université, qui craint pour son "budget".

A Paris, entre 7500 personnes, selon la police, et 13.000 selon les organisateurs, ont défilé sans incident jusqu'au ministère. Dans l'Ile-de-France, des barrages filtrants, comme dans les Hauts-de-Seine, ou des blocages de lycées ont marqué cette journée. Dans l'Ouest, où le mouvement lycéen est particulièrement implanté et se traduit par la perturbation de nombreux établissements, les cortèges ont regroupé au moins 5000 personnes à Rennes, 2000 à Rouen, 2500 à Quimper, 2000 à Saint-Brieuc, 2500 à Lorient, 1500 à Brest, 2300 à Caen et 1000 à Saint-Nazaire. Certains lycées, souvent privés, ont par ailleurs été fermés jusqu'aux vacances en Loire-Atlantique, dans le Finistère, le Morbihan ou la Manche.

Entre 5500 jeunes et 10.000 ont défilé à Lyon, perturbant les transports en commun. Des heurts avec jets de pierre et bousculades ont émaillé la manifestation. Une quarantaine de personnes ont été interpellées ou contrôlées, selon la police. A Grenoble, plusieurs centaines de lycéens ont défilé, comme environ 1400 à Clermont-Ferrand, 1200 à Saint-Etienne. A Roanne, des étudiants d'IUT ont multiplié les blocages, interrompant notamment le trafic ferroviaire. A Lille et dans le Nord du pays, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté, demandant "le retrait total de la réforme" dans des villes de Picardie et de Champagne-Ardennes. Dans le Sud, entre 2000 et 4000 jeunes ont marché à Marseille et plusieurs centaines à Toulon notamment. 51 établissements sur 125 étaient perturbés dans la région Midi-Pyrénées. Jeudi soir, un collectif réunissant les principales fédérations de l'Education, les organisations lycéennes et des parents d'élèves ont appelé à une journée de manifestations le samedi 17 janvier dans tous les départements.

D'après agence

le 18 décembre 2008 à 16:06
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54 Commentaires

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  • Franseignant, le 19/12/2008 à 11h53

    C'est n'importe quoi! Une revalorisation de l'enseignement a tout points de vue est nécessaire, on ne parle plus de réforme ici ! La désinformation est totale, et la gauche devrait se modérer et être plus adulte , car la manipulation de la jeunesse est une chose facile, totalement démago et dangereuse.

  • Morgane, le 19/12/2008 à 11h14

    Tout ça me fait bien rire moi : La réforme est finalement repoussée et sera remaniée mais nos chers petits "branleurs" (excusez moi l'expression) de lycéens continuent de manifester...Et pour quoi ? je ne suis même pas sur que 90% d'entre eux le sachent....Ah qu'elle a bon dos la grève quand elle permet de sécher les cours ! De toute façon, les vacances scolaires commencent ce soir et je sens que, bizarrement, les lycéens auront des choses bien plus intéressantes à faire que de bloquer leurs lycées...Comme d'habitude de toute façon, c'est toujours la même chose...

  • Rosaliemavakala, le 19/12/2008 à 09h50

    Hier , j'ai été retirer les billetins de mes enfants , c'est triste de constanter que d'autres cours n'y figurer pas par manque des professeurs depuis la rentrée scolaire . La suppressions des postes epuis quoi encore ? Les lycéens surtout ne ceder pas , c'est votre avenir qui est en jeux.

  • Sylvie, le 19/12/2008 à 09h44

    C'est toujours pareil de jeunes ados qui se cherchent et qui sont mainpulés par les enseignants et les partis de gauche conservateurs c'est tous les ans pareil depuis des décénies je ne justifie pas les actions des jeunes grecs mais eux ont de vraies raisons de manifester les petits français sont "gatés" ...ils devraient prendre leur baton de voyageur et ils reviendraient vite vite !!!!

  • Historix, le 19/12/2008 à 09h17

    Pas de panique à partir de ce soir il n'y a plus de cours à sécher donc fin de la grève

  • Hypolite, le 19/12/2008 à 06h19

    Maman d un eleve de 3eme je ne comprend pas cette reforme et je ne comprend pas pourquoi cette colere des lyceens peut on m expliquer les grandes lignes et surtout pourquoi apparament il n y a pas de dialogue

  • Alain, le 19/12/2008 à 05h31

    Cen est pasen manifestant que les problemes sont resolus, ce n'est pas en gardant une position de barrage aux reforme comme le fait le PS qu ils soient resolus, et ce n'est pas l attitude des syndicats qui fera que tout le monde sera heureux en france, mais par un rassemblement de tous le partenaires sociaux et politique autour d une table pour analyser les problemes posés aux grosses réformes, car voyant ce qui se passe a l assemblée nationale maintrenant chaque jour on comprend que le PS n'est pas un parti a prendre la france en main en 2012, si il reste dans cette attitude.Maintenant comme ce parti est regardé par les jeunes, et suite à la communication qu ils recoivent de celui ci, le resultat est là : manifestations etc...

  • Ludo, le 19/12/2008 à 05h18

    Je comprends pas c est lycéen qui sont contre le changement.. il serais temps de modifie tous le système éducatif en France surtout en 2 ème cycle... regarder ce qui se passe dans d autre pays comme au canada ou l études sont mis a profit pour former les jeunes a leurs futur métiers et enfin avoir les bonne compétences professionnel .une instruction générale est bien pour des jeunes de 6 a 16 ans après ils faut les former a leur métier que ce soit financier , marketing, technologiques... car sinon vos diplômes n auront jamais une reconnaissance mondiale , surtout a l heure de la mondialisation...

  • Karolin, le 19/12/2008 à 05h17

    Les 3/4 des lycéens ne savent méme pas pourquoi ils font gréve.tous des petits moutons,.ils suivent les meneurs .."en general des enfants de profs"cela devient du n'importe quoi...juste pour faire craquer les cours...et à la veille du bac blanc pour certains.....je coyais que les enfants n'avaient pas le droit de gréve?

  • Herve, le 19/12/2008 à 01h34

    Retourne chez ta maman prend ton cahier et fait tes devoirs

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