Les lycéens ne désarment pas, des incidents

Par DjS, le 16 décembre 2008 à 11h04 , mis à jour le 16 décembre 2008 à 22h38

Malgré l'annonce du report de la réforme du Lycée lundi par Xavier Darcos, l'organisation lycéenne, la Fidl, réclame le retrait pur et simple du projet. De nombreux lycées parisiens étaient en grève mardi.

manifestation lycéensManifestation de lycéens, le 16 décembre 2008 © TF1-LCI

 
Des incidents violents dans le Vald'Oise : les images

Du report, ils ne s'en contentent pas. Ce qu'ils exigent, c'est l'abandon. D'autant que Nicolas Sarkozy a affirmé mardi que la réforme du lycée se ferait bien (lire notre article). "On demande le retrait de la réforme Darcos, mais on ne demande pas l'annulation du principe d'une réforme", a expliqué mardi matin la présidente de la Fidl, Alix Nicolet.

"On sait très bien que la réforme, le gouvernement ne veut pas la changer. C'est pour ça qu'on est là aujourd'hui, pour montrer qu'on n'est pas dupe de leur petite manigance politico-politicienne", a poursuivi la leader de l'organisation lycéenne.

Incidents dans le Val d'Oise et en Eure-et-Loir

Entre 1.800 lycéens selon la police, et 2.500 selon les organisateurs, ont manifesté mardi matin à Paris, parfois dans un certain désordre, à l'appel de l'organisation lycéenne Fidl. Certains se donnaient rendez-vous à la manifestation prévue par les étudiants d'IUT (Instituts universitaires de technologie). Ce dernier défilé a mobilisé quelque 2.000 étudiants. Quelques lycéens parisiens fermaient la marche. Vingt lycées étaient bloqués à Paris, y compris via des barrages filtrants, selon le rectorat de Paris,  tandis que la Fidl évoquait dans un communiqué une "trentaine" de lycées perturbés dont 20 bloqués.

Dans le Val d'Oise, le mouvement a dégénéré. Plusieurs actes de violences ont été commis. Des engins explosifs ont été jeté devant un lycée de Garges-lès-Gonesse. Sept adolescents ont en outre été interpellés à Dreux, en Eure-et-Loir, après des affrontements avec la police. "Les manifestants se sont rendus dans l'un des quartiers difficiles de la ville. Des échauffourées ont éclaté en fin d'après-midi entre jeunes dans un premier temps, puis avec la police", selon des sources policières. Quelques lycéens ont été dépouillés de leur téléphone portable et de leur portefeuille. Des pierres ont été lancées sur des véhicules de police. Les forces de l'ordre ont dû utiliser des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Manifestations partour en France 

A Bordeaux, ils étaient plus de 7.000 lycéens, selon la Fidl, 5 à 6.000 selon la police, à défiler. A Rennes, les manifestants étaient de 4 à 6000, selon les estimations de la  police.  A Brest, le cortège regroupait 2000 manifestants, selon une estimation  policière. Au Mans, 900 manifestants selon la police, 2000 selon les lycéens, défilaient également dans le centre-ville, avant une assemblée générale prévue  ans un lycée de la ville.

A Nantes, plusieurs actions de lycéens étaient en cours mardi matin avec des  feux de palettes et autres distributions de tracts, selon la police.  Le rectorat de Nantes a indiqué qu'un "certain nombre de chefs  d'établissement (allaient) fermer" leurs lycées, relevant "l'absentéisme important des élèves". Le rectorat a recensé une trentaine d'établissements perturbés à Nantes et  dans sa périphérie.

En Vendée, entre 700 (selon la police) et un millier de lycéens (selon les  lycéens) ont manifesté à la Roche-sur-Yon. En Basse-Normandie, 37 lycées sur 70 étaient perturbés mardi contre 34  lundi, selon les chiffres du rectorat. A Cherbourg (Manche), 600 lycéens selon  la police ont défilé. Une trentaine de lycées au total étaient en outre bloqués ou menacés de l'être mardi dans les régions Nord/Pas-de-Calais et Picardie, où plusieurs manifestations de lycéens se sont déroulées.

Une dizaine de lycées étaient bloqués mardi à Lyon  et dans l'agglomération lyonnaise, et plusieurs centaines de lycéens  manifestaient en fin de matinée dans le centre de la capitale des Gaules, selon la préfecture et l'organisation lycéenne Fidl. A Lyon, les manifestants (600 selon la Fidl, 550 selon la préfecture) se sont rassemblés au lycée Jean-Macé  avant de défiler dans le calme, pour une "manifestation sauvage" selon l'expression d'une porte-parole de la Fidl, dans le centre-ville. Et la mobilisation s'est accrue mardi dans les lycées de Midi-Pyrénées avec une cinquantaine d'établissements perturbés par des blocages et des manifestations totalisant plusieurs milliers de lycéens.

Par DjS le 16 décembre 2008 à 11:04
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19 Commentaires

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  • Kunterbunt, le 16/12/2008 à 16h49

    Si j'ai bien compris, c'est "oui, pour une réforme, pourvu qu'elle ne change rien". On s'y est habitué depuis des décennies où tous les efforts de changements des ministres de l'Education Nationale ont été torpillées...par la rue. Tous ces manifestants vont-ils se pointer dans les lycées et les universités pendant les vacances de Noël, pour rattraper les cours perdus, que nous leur payons avec nos impôts ? J'avais cru comprendre que cette nouvelle réforme avait été retirée et que donc, logiquement, la vie estudiantine aurait dû reprendre, mais il est, je suppose, plus facile d'aller défiler dans les rues que de se pencher sur un cours...

  • Denis, le 16/12/2008 à 15h30

    Les syndcats enseignants et lycéens ne sont pas contre les réformes mais les rejettent toutes les unes après les autres et quelque soit le gouvernement en place. Il serait grand temps que ces syndicats rétrogrades évoluent et comprennent que le monde bouge, si rien n'est fait nous serons encore plus à la traine par rapport aux autres pays européens.

  • Un prof, le 16/12/2008 à 14h18

    Tout cela n'est qu'une mascarade pour sécher les cours et anticiper les vacances. Ces mouvements seront crédibles lorsqu'ils se dérouleront hors des heures de cours. Il y a 15 jours presque aucun de ces manifestants ne connaissaient le nom du ministre de l'éducation ni celui du 1er ministre. La fidl est manipulé par l'extrême gauche.

  • Un prof, le 16/12/2008 à 14h15

    Tout cela n'est qu'une mascarade pour sécher les cours ou pour se donner une conscience politique, et je sais de quoi je parle. Il y a encore 15 jours la plupart de ces manifestants ne connaisaient ni le nom du ministre de l'éducation ni celui du 1er ministre.

  • Max, le 16/12/2008 à 13h23

    Où comment tenir pour atteindre les vacances scolaires sans revenir en cours....C'est vieux comme le monde ! Et tout le monde tombe dans le panneau.

  • Pato, le 16/12/2008 à 12h45

    Certes le droit a manifester pour montrer que l'on n'est pas d'accord est juste ,par contre est t-il tolérable de voir certain jeunes lancer une poubelle sur un véhicule des sapeurs pompiers venus éteindre un incendie qu'ils viennent d'allumer juste avant ,de voir un véhicule d'une enseignante garé a coté de l'école primaire ,se faire arraché les rétroviseurs et dégradé celle-ci volontairement ,les parents de ses jeunes sont civilement responsable de leur enfant ,et a jouer a ce jeu il risque de se retrouver au pénal avec la prison a la clé ou en civil avec de fortes sommes a rembourser voir les deux , tout ça pour dire l'inconscience des adultes fassent aux plus jeunes ,car on le sais tout ses mouvements sont dirigé par certains qui tirent les ficelles ,et que dire d'un état qui fait une loi ,pour la mettre en veille apres en attendant de jours meilleurs ,ça c'est pour montrer qu'en france l'état bouge ou quoi ,a l'heure d'une grise financière il serait bon de gelé définitivement ces changements qui n'amélioreront rien du tout pour un pouvoir d'achat et apaiserait tout le monde ,mais ca en france on ne sais pas le faire malheureusement

  • L.P., le 16/12/2008 à 12h29

    Les journalistes au lieu de faire la pub des manifestations devraient demander aux lycéens sur quels points de la réforme sont-ils génés ?;

  • Christian, le 16/12/2008 à 12h25

    Les lycéens sont refractaires a toutes reformes,tout comme les enseignants

  • Fab, le 16/12/2008 à 12h11

    Que ce gouvernement fasse la réforme, ou qu'il démissionne ! Des lycéens qui ne connaissent rien du monde du travail ! Comment peuvent-ils savoir quel est le meilleur moyen de les former pour accéder à la vie professionnelle ? Moi je sais que ce système est mauvais, j?en ai fais las frais comme bien d?autres.

  • Michel, le 16/12/2008 à 12h09

    C'est à se demander qui manipule qui ? On voit bien que le premier trimestre est terminé et que les bulletins ont été distribués.

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