Image d'archives © TF1Nouveaux programmes scolaires, suppression de l'école le samedi matin, heure supplémentaire pour les élèves en difficultés, la réforme du ministre de l'Education Nationale entrée en vigueur à la rentrée scolaire ne passe pas chez tous les professeurs. Plusieurs centaines d'enseignants du primaire "entrés en résistance" ont adressé une lettre à leurs inspecteurs d'académie pour leur notifier leur désobéissance. Mercredi, une journée nationale "des désobéisseurs dans l'Education Nationale" est organisée sur toute la France. Hugues Leenhardt, enseignant depuis 20 ans et professeur "désobéisseur " a livré son point de vue à LCI.fr
Le convoi nucléaire à destination, les écologistes satisfaits du "record"
Les camions chargés de déchets nucléaires ont été bloqués mardi par des milliers de militants écologistes, empêchant temporairement leur acheminement par la route vers le site de stockage allemand. Mais ils sont finalement arrivés à destination.
Publié le 09/11/2010
Le train nucléaire à son terminus, le périple continue
Arrivé lundi à sa gare terminus en Allemagne après trois jours de trajet entravé par des militants antinucléaires, le convoi doit désormais être acheminé par la route jusqu'à sa destination finale : le site de stockage de Gorleben.
Publié le 08/11/2010
Le convoi nucléaire atteint son terminus
Un train de déchets radioactifs a atteint sa gare terminus en Allemagne après trois jours de trajet entravé par des militants antinucléaires.
Publié le 08/11/2010
Convoi nucléaire : les militants évacués
Toute la nuit de dimanche à lundi, la police allemande a dû déloger un à un les opposants au convoi de déchets radioactifs qui faisaient barrage. Le train devrait repartir dans la matinée.
Publié le 08/11/2010
Convoi nucléaire: la guerre des nerfs
Le convoi a entamé dans la soirée la dernière partie du trajet par voie ferrée. Il était toutefois bloqué à Dumstorf, à une trentaine de kilomètres de Dannenberg, sa gare terminus, en raison des militants. le périple ne devrait pas se conclure avant lundi matin.
Publié le 07/11/2010
Violents heurts en Allemagne en marge du convoi nucléaire
De nouveaux heurts ont eu lieu dimanche après-midi entre des policiers et des manifestants antinucléaires venus s'opposer au passage d'un train de déchets radioactifs à Harlingen, dans le nord de l'Allemagne, faisant des blessés.
Publié le 07/11/2010
Le "convoi de la discorde" approche, la tension monte
Policiers et militants antinucléaires se sont heurtés violemment dimanche dans le nord de l'Allemagne à l'approche d'un train de déchets radioactifs venu de France.
Publié le 07/11/2010
Le "convoi de la discorde" poursuit sa route
Des militants antinucléaires poursuivaient dimanche les opérations visant à retarder un train de déchets radioactifs qui doit atteindre dans la journée Dannenberg, au nord de l'Allemagne.
Publié le 07/11/2010
Convoi nucléaire : des dizaines de milliers de manifestants mobilisés
Les antinucléaires allemands ont manifesté samedi dans le nord de l'Allemagne où est attendu un train de déchets radioactifs venu de France. La progression du convoi, déjà bloqué en France, est ralentie par les militants.
Publié le 06/11/2010
Le train de déchets nucléaires de nouveau arrêté
Le train de déchets radioactifs parti vendredi de Normandie à destination de l'Allemagne s'est de nouveau arrêté pour une très longue pause technique aussitôt après avoir franchi la frontière, stationnant longuement en gare de Kehl.
Publié le 06/11/2010
Le train de déchets nucléaires est entré en Allemagne
Le train de déchets radioactifs parti vendredi de Normandie a passé la frontière samedi en début d'après-midi en franchissant le pont de Kehl qui enjambe le Rhin, empruntant ainsi un itinéraire bis pour éviter les manifestants.
Publié le 06/11/2010
Changement d'itinéraire pour "le convoi de la discorde"
Parti vendredi de Normandie pour l'Allemagne, le train de déchets très radioactifs retraités par Areva à La Hague a changé d'itinéraire au cours de la nuit. Le Réseau "Sortir du nucléaire" avait prévu des manifestations sur le trajet initial.
Publié le 06/11/2010
LCI.fr : Que reprochez-vous aux nouveaux programmes de l'école primaire ?
Hugues Leenhardt : Je suis en désaccord avec ces nouveaux programmes. Concrètement, on nous demande de faire de l'instruction civique et non plus de l'éducation civique, la différence est fondamentale. On nous demande de faire apprendre par cœur des maximes et on croit ainsi résoudre les problèmes de violences. Or l'éducation civique c'est discuter avec les enfants. Par ailleurs, ces nouveaux programmes sont plus denses alors que le nombre hebdomadaire d'heures d'enseignement a diminué. Enfin, les heures consacrées à des matières comme les sciences, la musique ou l'histoire ont été réduites.
LCI.fr Vous regrettez donc la suppression de l'école le samedi matin ?
H. L : Absolument. On a besoin d'étaler le temps scolaire sur cinq jours que ce soit le samedi ou le mercredi matin, peu importe. Le samedi matin, les enfants étaient plus favorables, plus à l'écoute, plus disposés à travailler. Au bout de cinq heures de cours, les enfants ne sont plus réceptifs. On a sans doute voulu faire plaisir aux parents mais on n'a pas pensé au rythme scolaire de l'enfant
LCI.fr Consacrer deux heures aux enfants en difficulté, c'est donc une bonne chose finalement ?
H. L : Non. Je suis opposé à ces heures personnalisées de soutien scolaire. Ce n'est pas en pointant du doigt ces élèves en difficulté qu'on va pouvoir les aider. D'autant plus que ces heures s'ajoutent à un emploi du temps des élèves déjà chargés. C'est pendant le temps de classe que l'on peut prendre en compte chaque élève.
"Si on ne gagne pas, il n'y aura plus d'école publique"
LCI.fr Des professeurs qui désobéissent, c'est un bon exemple pour les enfants ?
H. L : Nous sommes en résistance face à des mesures avec lesquels nous sommes profondément en désaccord mais cela ne nous empêche pas de continuer à travailler avec les enfants. Nous sommes tous les jours face à nos élèves. Notre objectif est de rendre publique notre démarche parce que beaucoup de professeurs n'en pleuvent plus et même s'ils se taisent, ils nous soutiennent.
LCI.fr Vous croyez que le gouvernement va revenir sur cette réforme ?
H. L : Le mouvement fait boule de neige, ce n'est pas un épiphénomène comme le dit Xavier Darcos. On est plus de 400 sur toute la France. Déjà des professeurs n'appliquaient pas cette réforme sans le dire. Nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout, l'objectif est de montrer au ministre notre détermination. Les profs sont dans une phase de découragement, de désespoir face à des réformes injustes, non concerté. C'est notre dernier recours. Les professeurs sont méprisés par l'Education nationale. Je ne suis pas pessimiste. Si on ne gagne pas, il n'y aura plus d'école publique.
LCI.fr Avez-vous peur des sanctions disciplinaires, déjà prises à l'encontre de certains enseignants ?
H. L : Je reste confiant, les sanctions ne me font pas peur. Je suis le seul professeur de mon école, sur onze enseignants, à être entré en désobéissance. Certains syndicats comme Sud Education soutiennent le mouvement et ont relayé notre appel à la désobéissance. Ce que j'attends c'est que d'autres syndicats prennent la mesure du mouvement. Nous nous sommes rendus ce matin à l'inspection académique des Bouches-du- Rhône pour remettre 130 nouvelles lettres d'enseignants désobéissants et une dizaine de lettres de professeurs qui réaffirment leur acte de désobéissance et leurs soutiens aux professeurs qui ont déjà été sanctionnés ou menacés de retrait de salaire.
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