Image d'archives © TF1/LCIAprès des journées de mobilisation en berne (quelques milliers de manifestants à peine recensés jeudi dernier dans toute la France), les défilés contre les suppressions de postes dans l'Education nationale ont repris quelques couleurs samedi. On ne peut pas pour autant parler de mobilisation massive. L'Intérieur a comptabilisé 44.000 personnes dans les rues des villes concernées, dont 4500 à Paris, et les organisateurs 50.000 à 60.000 à travers la France, dont 8000 dans la capitale, parents d'élèves en tête. Et Xavier Darcos, après avoir repoussé d'un an son projet de réforme, se réjouit désormais de voir que la contestation s'essouffle, et reste bien en deçà des cortèges de lycéens qui défilaient avant Noël.
"Nous avons rouvert le dialogue et nous avons pris du temps pour que la réforme devienne plus consensuelle. Il n'y a pas de raisons objectives aujourd'hui de protester conte une décision qui va se prendre collectivement", a analysé le ministre dimanche dans le Grand Rendez-vous Europe 1 - Le Parisien. "Je n'entends plus dire aujourd'hui : il ne faut pas de réforme du tout. (...) Les gens disent: c'est vrai, au fond, qu'il faut une réforme", a-t-il ajouté, rappelant que sa mise en application aurait lieu, comme prévu, à la rentrée 2010.
"La réforme du lycée n'est pas enterrée. Nous voulions la réforme et le dialogue. Nous l'avons", s'est félicité le ministre. Et concernant les coupes dans les effectifs, largement contestées, il a confirmé la suppression de 13.500 emplois en 2009, une mesure qui ne modifiera pas selon lui le taux d'encadrement des élèves. "Nous ne verrons pas à la rentrée pour autant de classes surchargées ou des élèves qui auront moins d'enseignants", a-t-il assuré.
D'après agence
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